TENDS-MOI LA MAIN

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C'est un film à la première personne, le réalisateur interprétant le premier rôle, avec une sincérité bouillonnante. C'est aussi un film... à fleur de peau, comme l'indique l'intitulé de sa boîte de prod.
Policier / Suspense - 2019 - France - 87 MIN - VF - HD - Tous publics
William sort de prison. Il n'a pas vu son fils grandir et cherche à le reconquérir. Son ex-femme lui reproche son passé et ne veut pas qu'il ait le moindre contact avec son fils. Tristan, de son côté, ne veut pas revoir son père. Mais, des gangsters menacent de s'en prendre à Tristan...

Réalisé par

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Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Tends-moi la main pose nombre de questions. La première, avant même la première image est de savoir qui est ce Jonathan Jouclas, à qui le film est dédié. En fait il s’agit d’un jeune homme de 26 ans qui a disparu dans l’incendie d’un immeuble rue Erlanger en février 2019, dont le père a lancé un appel déchirant sur RTL avant qu’on retrouve son corps. Une bonne mise en jambes pour un film qui tourne effectivement autour de la relation passionnelle entre un père et son fils.

Le père, dans Tends-moi la main se nomme William, et il est incarné par Franck Llopis, le réalisateur qui se retrouve ainsi des deux côtés de la caméra. Quand le film débute, notre homme sort de prison. Son obsession est de renouer avec son fils de vingt ans, qu’il n'a pas vu grandir et qui le considère dans un premier temps comme un parfait inconnu, limite clodo. L’intérêt premier du film est de mettre en lumière le difficile rabibochage entre les deux hommes.

Mais le film ne se contente pas de cette partition en demi-ton, il double la mise en se muant à mi-chemin en polar nerveux, les potes gangsters de William n’ayant aucune intention de le laisser tranquille. Ce second film qui vient se confronter au premier n’est pas de la même eau, tant s’en faut. Loin du réalisme et de l’intimité qui prévalaient jusque-là, nous voyons se multiplier les protagonistes, souvent armés jusqu’aux dents, qui ne restent le plus souvent que des silhouettes. Nous sommes plus près des gangsters-prétexte de Pierrot le fou, que de ceux des films de Pierre Jolivet ou Lucas Belvaux.

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