TêTE DE TURC

À partir de 7.99 €
Parce que c’est encore le premier film d’un comédien, décidément Guillaume Canet fait des émules, et que celui de Pascal Elbé se singularise par sa solide charpente et les doutes dans son récit qui amène celui-ci prés de chez James Gray.
Drame - 2010 - France - 87 MIN - VF - Tous publics
Sur le toit d'un immeuble de banlieue, Bora, un ado de 14 ans, jette des pierres sur la voiture d'un médecin urgentiste garée devant l'entrée du bâtiment. Pris dans ue sorte de folie collective, il finit par lancer un cocktail molotov qui embrase instantanément le véhicule et son conducteur. Mais, pris de remords et à l'insu de ses potes, Bora extirpe le médecin des flammes. Son geste cependant n'est pas passé inaperçu et une politicienne locale l'érige en héros civique, alors même que la police met tout en œuvre pour découvrir l'auteur de l'incendie...

Réalisé par

5.6 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

Pascal Elbé, acteur connu et reconnu dans le paysage du cinéma français, a franchi le pas en 2010 : comme un certain nombre d’autres acteurs et actrices parmi lesquels on peut citer Roshdy Zem, Nicole Garcia, Richard Berry, Sophie Marceau ou bien encore Michel Piccoli, Elbé, auteur déjà de nombreux scénarios, est devenu cinéaste à son tour, avec un film pour le moins engagé, Tête de Turc et dont il a écrit seul le scénario et les dialogues.

C’est un terrible fait divers qui a fait naître l’envie chez Pascal Elbé de tourner un polar social : en 2006, Mama Galledou, une jeune étudiante sénégalaise vivant à Marseille a été brûlée vive dans un bus incendié par huit mineurs. Lesquels, traduits en justice, refusèrent d’expliquer leur geste et de manifester un véritable remords. Sans adapter à la lettre cette histoire, l’acteur-cinéaste a inventé un récit qui met en scène des destins croisés dont le pont commun est précisément le jet d’un cocktail molotov sur le véhicule d’un médecin urgentiste garé devant un immeuble d’uen banlieue difficile. Ce geste volontaire mal maîtrisé commis par un gamin de 14 ans est donc le point de départ d’un enchaînement de faits plus ou moins violents où chacun semble jouer son rôle social sans forcément prendre le temps réfléchir à ses actes et à ses conséquences. Le film de Pascal Elbé pourrait ainsi s’appeler "engrenages" tant est présente l’idée d’une succession de faits dramatiques qui auraient pu être évités.

FILMOTV vous recommande

Même réal

Même casting

Pas si éloigné

Contexte

Pascal Elbé

MAUVAIS GENRE

Vous aimerez peut-être dans le Pass Illimité