THE BOY FRIEND

À partir de 7.99 €
Parce que sur les 63 millions de de français, il doit en exister certains qui ne savent pas qui est Twiggy
Comédie - 1972 - Etats-Unis | Grande-Bretagne - 110 MIN - VO - Tous publics

Dans les années 20, une comédienne de revue est victime d’un accident. Elle est remplacée par une timide assistante de régie, Polly. Les comédiens font ce qu’ils peuvent pour lui faciliter la tâche. Un réalisateur célèbre venu d’Hollywood assiste à l’une des représentations. Chacun essaye de se mettre en valeur. Mais l’homme n’a d’yeux que pour Polly. Il lui propose de l’engager dans un film. La jeune femme refuse, pour ne pas s’éloigner de l’homme qu’elle aime.

Réalisé par

6 / 10
1MNavant
2MNaprès
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Quelle que soit l’étendue de son talent, son goût pour la provocation, son inclination pour le baroque et l’inventivité de sa mise en scène, Ken Russell est peut-être critique d’art avant d’être cinéaste. N’a-t-il pas réalisé force documentaires sur les artistes qu’il admirait ? Une bonne part de ses films les plus marquants ne sont-ils pas des biopics, iconoclastes mais admiratifs, de Tchaïkovsky, de Mahler ou encore d’Henri Gaudier-Brzeska, flamboyant sculpteur français dont il brosse le portrait dans Le Messie sauvage ?

D’ailleurs sa passion pour la musique n’est plus à prouver. Ce n’est pas par hasard si les Who sont venus le chercher pour porter au cinéma leur opéra rock, Tommy, une fable parfois grandiloquente que le cinéaste a rendu plus folle encore. The Boy friend appartient à la même veine, mais si la forme est éblouissante, le cinéaste semble presque sage pour ce qui est du propos. Il est vrai qu’après Les Diables, il ne pouvait guère aller plus loin sans prendre le risque de provoquer des infarctus chez les spectateurs sensibles.

Adapté d’une comédie musicale, The Boy friend est avant tout un très joli exercice de style, un hommage à la scène musicale des années 20, plein de charme et de fantaisie. Avec quelques clins d’œil à Hollywood et à ses comédies musicales, ou encore au Sheikh, rôle où triompha Rudolph Valentino dans les années folles. Valentino, à qui Ken Russell consacrera un biopic quelques années plus tard. Mais si The Boy friend est né sous de bons auspices, sous l’œil débordant d’affection de son créateur, le film n’a pas connu le succès. Sans doute les fans du cinéaste étaient-ils surpris de le voir changer de registre, du moins en apparence. Mais les distributeurs n’ont guère aidé le film non plus. La MGM l’a même amputé pour sa sortie en salles, réduisant à 109 minutes un film qui en faisait 136.  

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