THE GOOD GERMAN, L'AMI ALLEMAND

À partir de 2.99 €
Parce que réaliser en 2006 un film en N&B, en costumes, se référant à Billy Wilder, c'était gonflé, même avec George Clooney
Policier / Suspense - 2007 - Etats-Unis - 116 MIN - VM - Tous publics

Juillet 1945. Jake Geismer, correspondant de guerre américain, arrive à Berlin pour couvrir la conférence de Potsdam où les Alliés doivent se partager les nations vaincues. Jake connaît bien la ville pour y avoir dirigé avant la guerre une agence de presse. Mais Berlin a bien changé. Elle est aujourd’hui aux mains de profiteurs de toutes sortes. Comme le caporal Tully, le chauffeur de Jake, passé maître dans l’art des magouilles. Lorsque Tully est retrouvé mort, l’état major veut étouffer l’affaire, mais Jake décide d’enquêter à son tour. D’autant que Lena, son ancienne maîtresse berlinoise pourrait être impliquée. 

Réalisé par

5.4 / 10
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2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Le projet de The Good German, projeté en compétition officielle, au festival de Berlin 2007, remonte à 2001, lorsque le roman de Joseph Kanon dont il est tiré, est arrivé à Studio Eight, la maison de production de Soderbergh et George Clooney. Il est en effet apparu très vite que ce livre pouvait offrir un rôle formidable à Clooney, qui avait déjà tourné quatre autres films avec Soderbergh, parmi lesquels Hors d’atteinte et Solaris.

Soderbergh a confié la réaction du scénario à Paul Attanasio, scénariste à succès de Donnie Brasco et Harcèlement. Mais il n’a cessé de suivre cette phase d’écriture dont il avait de toutes façons jeté les bases. Soderbergh voulant quelque chose « de plus incisif et plus noir que le roman », il a resserré l’intrigue et sacrifié nombre de personnages secondaires. Surtout, il a modifié la narration. Alors que le roman était écrit classiquement à la troisième personne, il a eu l’idée de faire raconter l’intrigue par trois personnages : Tully, le chauffeur, Lena et Jake le héros campé par Clooney.

Pour le sulfureux Tully, Soderbergh voulait un acteur à contre-emploi. Il a ainsi pensé à Tobey Maguire qui venait d’endosser le costume de Spiderman. Pour l’Allemande Lena, Cate Blanchett, qui avait interprété Katharine Hepburn dans Aviator, s’est inspirée du jeu de Marlene Dietrich et de Ingrid Bergman.

Le film est par ailleurs truffé de références cinéphiliques. La plus évidente est celle de Casablanca de Michael Curtiz. Mais, de manière générale, ce sont tous les films de la Warner des années 40 qui ont inspiré Soderbergh qui a bien sûr tourné en noir et blanc. Ce qui lui a permis d’intégrer des images d’archives comme certains plans tournés par Billy Wilder pour La Scandaleuse de Berlin sorti en 1948.

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