The Hit : le tueur était presque parfait

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Parce que le film marquait en France les vrais débuts de Stephen Frears
Policier / Suspense - 1984 - Grande-Bretagne - 100 MIN - Tous publics
Face au procureur général, Willy Parker (Terence Stamp) se tient bien droit, flegmatique et souriant, et balance sans sourciller ses complices braqueurs assis sur le banc des accusés dont Corrigan, le cerveau de la bande. A la fin de son témoignage, ses complices, rageurs, chantent à Willy : « On se reverra. On ne sait où, on ne sait quand. » Dix ans ont passé. Willy coule des jours tranquilles en Espagne mais Corrigan a engagé deux tueur à gages, Braddock (John Hurt) et le jeune Myron (Tim Roth), pour le ramener à Paris dans le but de l'exécuter. Ils le capturent sans problème mais le chemin du retour va être semé d'embûches, de cadavres et de doutes...

Réalisé par

6.9 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique

The Hit est vraiment un drôle de polar ! Le titre français de ce deuxième film de Stephen Frears, treize ans après Gumshoeest, une fois n'est pas coutume, particulièrement adéquat : Le Tueur était presque parfait. Car rien ne se passe comme prévu dans ce road movie crépusculaire et pourtant très ensoleillé. L'histoire peut sembler banale : un tueur à gages expérimenté, son jeune assistant, et un mec à amener d'un point A à un point B. Mais c'est sans compter l'humour froid et parodique de Frears et sa manière de jouer insolemment avec les codes du film noir. Avec ses paysages de voyage touristique au pays de Don quichotte, The Hit tourne vite à la tragi-comédie sur la mort. Frears le disait lui-même : « The Hit raconte l’histoire d’hommes qui tentent de mourir de la meilleure façon possible. C’est un film sur l’illusion et la désillusion et la terreur qu’inspire la tombe. C’est une comédie, en fait… ». Avec ses situations absurdes, ses dialogues innatendus et ses pics de violence premier degré, ce néopolar n'est pas sans rappeler ce que Tarantino réussira quelques années plus tard avec ses films de gangsters stylisés. Pour cela, Frears a choisi trois acteurs particulièrement charismatiques, à commencer par le divinement pince-sans-rire Terence Stamp qui fait de Willy le repenti une figure presque christique. En face de lui, c'est John Hurt, en tueur à gages minimal et introverti, qui semble paniquer intérieurement. Tim Roth, dans son premier rôle, en chien fou blond paille et hyper nerveux, est déjà tarantinesque à souhait et le prouvera plus tard dans Reservoir Dogs et Pulp Fiction. Film qui révéla Stephen Frears en 1984 au festival de Cannes, ce "coup" était un coup de maître.

Contexte

Stephen Frears

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