THE SKY CRAWLERS : L'ARMÉE DU CIEL

À partir de 2.99 €
Science-fiction - 2008 - Japon - 122 MIN - VF - Tous publics
Dans un futur alternatif, après des décennies de guerre, le monde a fini par arriver à une paix durable. Mais les Terriens ont désespérément besoin de retrouver un peu d'action. Pour apaiser ses citoyens, le gouvernement met alors en place un cycle de guerres d'un genre nouveau : celles-ci seront désormais organisées par des sociétés militaires privées, dans le seul but de divertir la population. C’est alors que la dernière recrue à rejoindre les pilotes de Sky Crawlers se retrouve impliquée dans un nouveau projet militaire, visant à rendre les pilotes infaillibles…

Réalisé par

6.6 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Jacky Goldberg
Jacky Goldberg
CHRONIQUEUR
Sky Crawlersest le quinzième film de Mamorou Oshii, incontestablement l'un des plus grands cinéaste d'animation, et sans doute l'un des meilleurs cinéastes japonais vivants tout court. Comme ses films les plus célèbres, Ghost in The Shell 1 et 2, Patlabor ou encore Avalon (l'un de ses rares films en prise de vue réelle), Sky Crawlers met en scène des personnages de tragédies, humanoïdes programmés pour tuer, à l'identité trouble et aux questionnements existentialistes incessants.

En l'occurrence, ils'agit ici de pilotes de chasse appelés Kildren, une race d'humains génétiquement modifiés afin de ne pas vieillir, demeurant toute leur vie adolescents. Dans un monde retro-futuriste, hanté par le 20e siècle, leur existence se résume à faire la guerre au service de grandes compagnies privées, dans le seul but de divertir la population. La guerre est en effet ici un pur simulacre : le monde est en paix, mais les kildren, race maudite et immortelle, sont condamnées à se battre dans les cieux pour le seul plaisir des foules. Et leur seule porte de sortie est la mort au champ d'honneur.

Mêlant 3D et animation classique, Sky Crawlers est à une splendeur visuelle, dont l'épure extrême, au bord de l'abstraction, surprendra peut-être les admirateurs du baroque Ghost In The Shell 2 : Innocence. Toutefois cette simplicité apparente ne doit pas masquer la richesse du film, tant esthétique que philosophique. Oshii alterne ainsi de nombreuses scènes de contemplation ou d'introspection, avec des scènes de combat aérien virtuoses, dont l'intensité n'a d'égale que la profonde tristesse qui se lit dans les yeux de ses protagonistes. Toujours entourés d'un halo lumineux, comme vivant dans un souvenir ouaté, les Kildren sont typiques de ces héros oshien, poupées de chair sacrifiés sur l'autel du cynisme de puissantes multinationales.

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