Bande Annonce de TO BE OR NOT TO BE, JEUX DANGEREUXDécouvrez la bande Annonce de TO BE OR NOT TO BE, JEUX DANGEREUX sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/3234/fond/3234_w_500.jpg
Ernst Lubitsch
Carole LombardJack BennyRobert StackFelix BressartLionel AtwillSig RumanStanley RidgesTom DuganCharles HaltonGeorge LynnHalliwell HobbesHenry VictorMaude EburneMiles Mander

TO BE OR NOT TO BE, JEUX DANGEREUX

95 mn

Note de SensCritique :

8.2 / 10
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Réalisateur : Ernst Lubitsch.

Casting : Carole Lombard, Jack Benny, Robert Stack, Felix Bressart, Lionel Atwill, Sig Ruman, Stanley Ridges, Tom Dugan, Charles Halton, George Lynn, Halliwell Hobbes, Henry Victor, Maude Eburne. Miles Mander

Synopsis : Août 1939, Varsovie. Une troupe de théâtre répète Gestapo, une pièce mettant en scène Hitler. Les deux acteurs vedettes sont un couple, Joseph et Maria Tura qui, chaque soir, jouent Hamlet. Courtisée par un jeune et fringuant aviateur, Sobinski, Maria le fait venir dans sa loge quand son mari entame le grand monologue de la pièce. La Pologne envahie, la guerre engagée, Sobinski, parachuté de Londres, doit neutraliser un espion nazi en possession d’informations mettant en péril la résistance polonaise. C’est alors toute la troupe qui se mobilise, usant, pour confondre l’ennemi, des moyens mêmes du théâtre.

Scénario : Edwin Justus Mayer, Melchior Lengyel.
Musique : Werner R. Heymann.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Comédie, C'est politique, Hollywood sans Technicolor, Acteurs et comédiens, Héros de la résistance, Screwball comedy.

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" Que se passe-t-il ? Est-ce possible ? Oui, pas de doute. C’est l’homme à la moustache : Adolf Hitler ! Hitler, seul à Varsovie, en pleine paix ? ". C’est avec ces paroles en voix off que débute To be or not to be, d’Ernst Lubitsch. La séquence suivante nous fait entrer dans un bureau de la Gestapo en même temps qu’un enfant des jeunesses hitlériennes. Survient « l’homme à la moustache ». Il accompagne son irruption d’un « Heil, myself ». Il est aussitôt tancé par... l’auteur de la pièce. Car nous sommes dans un théâtre. Et l’on y répète une pièce : Gestapo.

Film de 1942, To be or not to be est de ces œuvres voulues par Hollywood pour contribuer à l’effort de guerre. Comme Mrs Miniver, de William Wyler, tourné la même année, Pourquoi nous combattons, de Capra, ou Vivre libre, de Renoir, l’année suivante. Mais, contrairement à tous ces films (on en a répertorié près de quatre cents) et à l’instar du Dictateur de Chaplin, deux ans plus tôt, c’est une comédie.

Lubitsch s’exprime dans le genre dont il est le maître. Le sujet lui tient à cœur. S’il a tiré la plupart de ses films de pièces de théâtre, il écrit ici (d’après une histoire de Melchior Lengyel et avec le scénariste Edwin J.Mayer), un scénario original.

Comédie d’une grande richesse, To be or not to be est, au premier plan une satire qui tourne le nazisme en dérision - sans en évacuer pour autant la dangerosité. C’est aussi un brillant vaudeville avec mari, femme et amant potentiel. C’est encore un film sur les acteurs (dont le narcissisme est délicieusement pointé). Et sur le théâtre, le monde d’où vient Lubitsch - grande figure de la scène berlinoise -, qui magnifie l’art de la mise en scène et fait entrer Shakespeare dans la danse, faisant un clin d’œil à Hamlet bien sûr, mais citant, en plusieurs variations, Le Marchand de Venise via le monologue de Shylock.

Jack Benny, fils d’immigré juif-polonais, s’appelait en réalité Benjamin Kubelsky. On aura vu ce nom, gravé sur l’une des pierres tombales cassées dans le bombardement. Mais c’est sans connaître le scénario qu’il s’engage dans le film. « Il n’y avait pas moyen de travailler sous la direction d’un bon réalisateur et voilà Ernst Lubitsch qui vient me demander à moi de faire un film avec lui. Qui aurait été assez bête pour se soucier du script ? », dira-t-il, plus tard, à Peter Bogdanovich.

Carole Lombard, quant à elle, accepte le rôle en dépit de l’avis de son mari, Clark Gable, épousé en 1939.

La première du film, en février 1942 ; ne se fait pas dans la liesse. Carol Lombard, 34 ans, est morte en janvier dans un accident d’avion. On a, d’ailleurs, dû supprimer une réplique : « Que peut-il arriver dans un avion ? ».

Comme Le Dictateur, deux ans plus tôt, To be or not to be reçoit un accueil des plus frais. A la question : peut-on faire rire sur un sujet grave ? La critique et le public répondent non à l’unisson.

Maintenue au montage par Lubitsch contre l’avis de ses proches, la réplique, « Ce qu’il a fait à Shakespeare, nous allons le faire à la Pologne », choque profondément. Woody Allen y fera écho, en 1993, dans Meurtre mystérieux à Manhattan, avec « écouter du Wagner me donne envie d’envahir la Pologne ». Mais le public de 1993 n’est pas celui de 1942 et le contexte est assurément différent : l’attaque de Pearl Harbour vient d’avoir lieu et la situation s’est encore aggravée en Europe.

Lubitsch, affecté par la violence des réactions (la crise cardiaque qu’il fait en 1943 n’y est certainement pas étrangère) se justifie. « Ce sont les nazis et leur idéologie ridicule dont j'ai voulu faire la satire. De même avec l'attitude des acteurs qui demeurent toujours des acteurs, indifférents à la possible dangerosité de la situation, ce que je crois être une fidèle observation. On peut discuter de savoir si la tragédie de la Pologne peinte de façon réaliste peut être empreinte de satire. Je crois que oui (…), mais on est loin du réalisateur berlinois trouvant plaisir au bombardement de Varsovie ».

Le « réalisateur berlinois » (qui avait quitté l’Allemagne en 1922), s’était, d’ailleurs, placé d’emblée parmi les Polonais. La toute première image du film montre l’enseigne d’une boutique au nom de Lubinsky, conversion transparente du nom Lubitsch.

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