TOOTSIE

1982
112 mn
À la carte à partir de 2.99 € | -50% pour les abonnés

1982
112 mn
Dustin Hoffman est bouleversant en femme de tête.

Acteur newyorkais sans emploi, Michael Dorsey a du talent et aussi un caractère impossible. Après une dispute avec son agent qui lui affirme que personne ne l’engagera, Michael postule pour le rôle d’une femme dans un feuilleton hospitalier à succès. Engagé, il doit désormais vivre  sous la perruque et l’épais fond de teint employé pour personnifier Dorothy Michaels. Et mentir...

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Comédie
Etats-Unis
Tous publics
VM - HD

1 min avant
2 min après
Les avis sens critique
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Lorsque Sydney Pollack arrive sur le projet, en 1982, il a réalisé douze longs métrages, de Trente minutes de sursis en 1965 avec Sidney Poitier et Anne Bancroft, à Absence de Malice en 1981, avec Sally Field et Paul Newman. Mais il n’a encore signé aucune comédie. Pollack n’est pas le premier réalisateur pressenti, avant lui, Hal Ashby, notamment, avait dû déclarer forfait. Le scénario est passé par de très nombreuses phases, partant de l’histoire d’un joueur de tennis changeant de sexe, avant de se recentrer sur un acteur au chômage se travestissant pour un rôle féminin dans une sitcom telle que la télévision américaine en produit alors au kilomètre. Tootsie raconte le parcours d’un homme, Michael Dorsey, qui devient meilleur après avoir « été » une femme, Dorothy Michaels.

Plusieurs hommes sont crédités au générique pour ce scénario : Don McGuire, Larry Gelbart, Murray Shisgal, la seule femme y ayant participé, Elaine May, scénariste notamment du ciel peut attendre de Warren Beatty, n’apparaissant pas. Le tournage prit vingt-trois jours de retard à cause de la pilosité de Dustin Hoffman ! En effet, après quatre ou cinq heures, et ce quelle que soit l’épaisseur pourtant conséquente de la couche de fond de teint dont son visage était couvert, la barbe naissante de l’acteur formait un halo gris rendant les prises de vue impossibles. Dustin Hoffman a certes payé de sa personne pour se transformer physiquement en Dorothy, se rasant également les poils des jambes des bras et des mains.

Mais ce qui est spectaculaire vient de l’intérieur, de l’incroyable capacité de l’acteur à rendre son personnage totalement crédible, un peu masculine mais d’une énergie et d’un entrain contagieux. L’ensemble du casting, où l’on remarque la débutante Geena Davis, est tout simplement parfait ; Pollack endosse le rôle drolatique de l’agent de Michael (et par conséquent, aussi de Dorothy), tandis que Jessica Lange — qui y gagna un Oscar du meilleur second rôle — apporte nuances et charme à sa Julie.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver CERTAINS L’AIMENT CHAUD (SOME LIKE IT HOT) DE BILLY WILDER (1959). (Comédie sur deux hommes qui se déguisent en femmes pour intégrer un orchestre de jazz et échapper à des tueurs...) ou encore GANDHI DE RICHARD ATTENBOROUGH (1983). (Oscar du meilleur acteur en 1983 pour Ben Kingsley, qui raflait ainsi la statuette à Dustin Hoffman, lui-même nommé pour Tootsie, et qui avait décliné le rôle de Gandhi...).

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