Bande Annonce de TOUT, TOUT DE SUITE (THE HARDER THEY COME)Découvrez la bande Annonce de TOUT, TOUT DE SUITE (THE HARDER THEY COME) sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/5443/fond/5443_w_500.jpg
Perry Henzell
Basil KeaneCarl BradshawJanet BartleyJimmy CliffRas Daniel HartmanBeverly AndersonBob CharltonElijah ChambersLucia WhiteWinston StonaClover LewisPrince BusterVolair Johnson

TOUT, TOUT DE SUITE (THE HARDER THEY COME)

99 mn

Note de SensCritique :

6.8 / 10
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Réalisateur : Perry Henzell.

Casting : Basil Keane, Carl Bradshaw, Janet Bartley, Jimmy Cliff, Ras Daniel Hartman, Beverly Anderson, Bob Charlton, Elijah Chambers, Lucia White, Winston Stona, Clover Lewis, Prince Buster. Volair Johnson

Synopsis : Ivan, un jeune Jamaïcain de la campagne, rejoint la ville à la mort de son grand-père. La vie y est attrayante, mais il n'est pas facile de joindre les deux bouts. Ivan a un atout, c'est un très bon musicien. Il enregistre un disque, qui devient un succès. Mais l'éditeur ne le paye que très mal. Ivan est d'autant plus révolté contre cette injustice qu'il s'est mis en ménage avec une jeune femme. Il cherche à gagner de l'argent et ne trouve le salut que dans le commerce de ganja, l'herbe locale. Mais la police s'intéresse à son cas...

Scénario : Perry Henzell, Trevor Rhone.
Musique : Desmond Dekker, Jimmy Cliff.
Pays : Jamaïque
Tags : Policier / Suspense, Comédie, Spécial musique, Midnight movie, Des commerçants.

à partir de

9.99
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Tout, tout de suite est le titre d'un roman de Morgan Sportès, consacré à l'affaire Ilan Halimi, celle du gang des barbares. On n'a pas fini d'en parler, puisque plusieurs adaptations cinématographiques sont dans les tuyaux. Mais le film qui nous intéresse ici n'a rien à voir, l'action se déroulant à la Jamaïque au début des années 70. Egalement connu sous son titre original, The harder they come, qui est aussi celui de la chanson qu'interprète Jimmy Cliff, le film est un mythe. Parcequ'il mélange les genres, de la comédie au polar, en passant par le drame et le musical. Parce qu'il s'agit du seul film, ou presque, portant pavillon jamaïcain, et ce n'est pas un pavillon de complaisance. Parce qu'il est annonciateur de la vague de reggae qui va déferler sur le monde entier pendant toute la seconde moitié des années 70, jusqu'à métisser le rock.

Pourtant les fées qui se sont penchées sur le berceau du film n'étaient pas toutes bienveillantes. Le financement a été difficile. N'était la foi indestructible qui animait les concepteurs du film, à commencer par Perry  Henzel, le réalisateur, rien n'aurait été possible. Les techniciens n'étant pas tous de grands professionnels, le tournage, qui a duré deux ans de façon discontinue, étant constamment interrompu par le manque d'argent et les flics du cru, c'est même un miracle que le film soit devenu un classique. Il faut dire que les figures du reggae incarnaient à l'époque, tout comme Bruce Lee de façon différente et dans une autre partie du monde, une sorte de revanche des petits et sans grade sur la bourgeoisie occidentale dominante. Et le film se range d'autant mieux dans cette perspective qu'il raconte l'histoire, partiellement vraie d'un hors-la-loi local, ayant sévi quelque trente ans plus tôt. Un certain Ivanhoe Martin, plus connu sous le surnom de Rhyging. Une façon comme une autre de parler de l'injustice et de son corollaire, la révolte.

Si les thèmes sont universels, le film parle néanmoins de la Jamaïque avec une acuité et une sincérité rares. La langue anglaise se brouille d'ailleurs à plusieurs occasions lorsque le patois jamaïcain l'emporte, ce qui nécessite des sous-titres, y compris pour le spectateur anglophone. Nous sommes donc plongés au coeur de la Jamaïque, cette île des Antilles rendue célèbre par la musique reggae, et plus particulièrement celle de Bob Marley, et par la qualité de son herbe qui fait rire, la célèbre ganja. Celle-ci est au coeur du film. Mais parlons plutôt du reggae, enfant naturel de plusieurs autres formes musicales comme le ska ou le rocksteady et dont les porte-drapeau, Bob Marley, Jimmy Cliff, Burning Spear, Peter Tosh, Toots and the Maytals et consorts ont incontestablement marqué la musique des années 70 et 80. Il faudra attendre les années 2000 pour qu'un autre Jamaïcain s'impose aux yeux de tous, Usain Bolt, l'homme le plus rapide du monde.
Il n'était pas prévu que Jimmy Cliff incarne Ivan, le héros, ou plutôt l'antihéros du film. Il devait se contenter d'en être le musicien. Mais les circonstances et le manque d'argent ont conduit le réalisateur à lui proposer le rôle, ce dont personne ne s'est jamais plaint. Parce qu'il se révèle être un acteur tout à fait convaincant, capable d'incarner avec un égal bonheur la naïveté originelle du personnage et la violence qui finit par le submerger au fur et à mesure qu'il se rend compte que la société jamaïcaine est au bord de l'implosion et que les dés sont pipés. Par ailleurs c'est peu dire que notre homme fait l'affaire dès que le film s'aventure sur le terrain musical. L'enregistrement de la chanson The harder they comme s'est fait en une fois, à la première prise. Mais on entend également David Scott, Toots and the Maytals, The Slickers, Desmond Dekker ou The Melodians. Les connaisseurs ont aprécié. En 1972, Jimmy Cliff avait déjà quatre albums au compteur, et plusieurs grands succès, tels que Beautiful people, Vietnam ou Wild world, ce dernier morceau devant être repris par Cat Stevens.

Moins célèbre que Jimmy Cliff, le réalisateur, Perry Henzel n'en est pas moins l'homme clé de ce film qu'il a porté à bout de bras et qui s'est révélé être l'oeuvre de sa vie. Henzel n'a pas l'air d'un Jamaïcain, il est blanc de peau. Mais il est né sur l'île et ne jure que par la défense de sa culture. Il tournera plusieurs documentaires avant de signer son oeuvre maîtresse. Tout, tout de suite devait avoir un petit frère, No place like home, mais le tournage n'ira pas jusqu'au bout faute de sous. Ce qui n'empêchera pas le film d'être montré en l'état au Festival de Toronto en 2006. Deux mois avant que Henzel ne passe l'arme à gauche...

Plus chanceux est Chris Blackwell, coproducteur du film, et accessoirement fondateur d'Island, l'un des labels les plus remarquables de l'histoire de la musique. L'édition de musiques des Antilles commence pour Island dès la fin, des années 50. Puis Blackwell est engagé comme assistant de production sur le premier James Bond, James Bond contre Docteur No, tourné à la Jamaïque.

Un film en avance sur son temps presque 10 ans avant le Scarface de de Palma. La bande son Reggea est génial, l'ambiance est formidable, la violence (parfois démesuré) de ce film fait plaisir à voir. Les acteurs sont criant (et chantant) de vérité. La réalisation est trop ...

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