TOYS

Bientôt disponible
Parce que si le film a Robin Williams en vedette, il est aussi le tout premier de Jamie Foxx
Comédie - 1993 - Etats-Unis - 120 MIN - Tous publics

Avant de mourir, Kenneth Zevo, propriétaire excentrique d’une grande fabrique de jouets, a choisi de laisser la direction de l’entreprise à son frère le général Leland plutôt qu’à ses enfants Leslie et Alsatia qu’il trouve encore trop immatures. Ce qu’il n’avait pas imaginé c’est que Leland, militaire aigri, frustré et mégalomane va transformer la fabrique en...

Réalisé par

5.6 / 10
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Les avis surSens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Un an après Hook, de Steven Spielberg, où il incarnait un Peter Pan vieilli qui retrouve les plaisirs du jeu, Robin Williams paraissait l’acteur idéal pour tenir le rôle principal de Toys  (1992). À savoir l’héritier d’une fabrique de jouets qui affronte son oncle pour empêcher que ses joujoux deviennent de terribles machines de guerre. Pour le réalisateur Barry Levinson, le choix de Robin Williams était d’autant plus évident qu’il avait pu apprécier l’étendue de son talent en le dirigeant dans Good Morning, Vietnam (1987).

Retrouver Barry Levinson à la mise en scène de Toys en a surpris plus d’un. Ceux qui réduisaient sa carrière à une série de de films à Oscars comme Good Morning, Vietnam ou RainMan dans laquelle venait s’intercaler la veine plus intimiste de sa « trilogie de Baltimore » : Diner, Tin Men et Avalon. Mais c’est oublier l’esprit d’enfance qui hante les rêves et les actions de quantités de personnages de Levinson, du jeune Sherlock Holmes du Secret de la Pyramide au gangster Bugsy dans le film de 1991. C’est grâce au succès de ces films que Levinson a pu réaliser Toys, projet qu’il chérissait depuis une dizaine d’années et dont il aurait fait son premier film s’il avait pu convaincre les financiers.

Entre-temps, il a évidemment réécrit son scénario qu’il a mis pas moins de dix mois à tourner. Il faut dire qu’il a particulièrement soigné le visuel du film. Ferdinandon Scarfiotti, le décorateur de Bernardo Bertolucci pour Le Conformiste et Le Dernier empereur s’est amusé à concevoir un espace épuré dont les couleurs vives et les lignes simplifiées évoquent un jeu de construction. Impression accentuée par les parois amovibles de la maison dépliable, sans parler du lit-canard et des machines-poupées.

Le contexte

La représentation de la fabrique de jouets évoque celle de la fameuse chocolaterie

Barry Levinson

Une autre fable qui explore le lien entre jouets pour enfants et véritables armes de guerre

HOOK

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