UN CHIEN ANDALOU

1929
16 mn
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Un homme aiguise un rasoir ; un nuage passe devant la lune ; le rasoir coupe l’œil d’une jeune fille ; Une rue déserte ; un cycliste porte une boîte rayée ; une jeune femme lit dans une chambre ; le cycliste tombe ; la jeune femme le rejoint et l’embrasse ; le cycliste monte dans la chambre ; il regarde sa main qui grouille de fourmis...

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Fantastique / Horreur
France
Tous publics
1 min avant
2 min après
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En 1929 – l’année du Chien andalou –, Luis Bunuel a 29 ans. Quatre ans plus tôt, il a quitté Madrid pour Paris, où une bienheureuse dévaluation du franc lui permet de vivre confortablement, avec l’argent que lui adresse régulièrement sa maman. Il va au cinéma plusieurs fois par jour, et découvre les Trois lumières, un film de Fritz Lang qui va le décider à faire du cinéma.  

Sans relation dans ce milieu qu’il veut intégrer, il s’inscrit au cours d’art dramatique que vient de créer le cinéaste d’origine russe Jean Epstein, pour lequel, petit à petit et bénévolement, il va devenir assistant, comédien et même cascadeur ! Il travaillera, également, sur le Carmen de Jacques Feyder et sur la Sirène des tropiques, une comédie sentimentale menée par la jeune Joséphine Baker.

Décidé à devenir réalisateur, il vient passer quelques jours à Figueras, chez son ami Salvador Dali (25 ans). Evoquant leurs rêves nocturnes respectifs – une lame de rasoir fendant un œil pour Bunuel ; une main pleine de fourmis pour Dali –, les deux hommes décident d’en tirer un scénario ! C’est ainsi qu’en moins d’une semaine fut imaginé Un Chien andalou, dont l’aspect insolite et provocateur poussa Bunuel à préférer au système de production habituel, sa propre maman qui, grâce lui soit rendue, accepta de financer la première extravagance cinématographique de son cher fiston !

 
Dans le même genre vous pouvez trouver LA COQUILLE ET LE CLERGYMAN (1928) (Premier film surréaliste – écrit par Antonin Artaud –, projeté au Studio des Ursulines, 18 mois avant Un chien andalou.) ou encore ERASERHEAD (1976) (Parmi beaucoup d’autres, David Lynch fait partie de ces cinéastes que le surréalisme n’a pas épargnés...).