Un espion de trop
À partir de 7.99 €
Policier / Suspense - 1978 - Etats-Unis - 102 MIN - VF - Tous publics

Pendant la Guerre froide, les services secrets soviétiques avaient réparti en Amérique une cinquantaine d’agents qui, après un traitement spécial, se croyaient américains, mais étaient programmés pour détruire des objectifs militaires, sous hypnose, à la simple écoute d’un certain poème. Aujourd’hui ces objectifs sont sans valeur, mais un haut fonctionnaire soviétique tente de provoquer un nouveau conflit mondial en activant ces agents dont il a réussi à se procurer une liste. Pour le stopper, le KGB envoie Borzov, son meilleur agent.

Réalisé par

7 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer

Philippe Rouyer

CHRONIQUEUR

Telefon, le titre original de ce film d’espionnage de 1977 est plus éloquent que Un espion de trop, le titre retenu pour son exploitation en France. C’est en effet par téléphone que sont activés les espions russes disséminés sur le territoire américain.  Cet argument pourtant assez fantaisiste a provoqué la fureur des Soviétiques qui, à la sortie du film, ont déposé une plainte à Washington. Plainte qui n’a guère ému Charles Bronson qui a rappelé alors que ses films étaient toujours très populaires à Moscou. Fils d’émigrés lituaniens dans la vie, Bronson campe dans ce film un agent pacifiste du KGB. L’occasion tout de même de se livrer à quelques scènes d’action dont il s’est fait une spécialité depuis Les Sept Mercenaires en 1960. D’abord attaché à des superproductions dont il partage l’affiche avec d’autres grands noms, Bronson est devenu dans les années 70 l’incarnation du héros vengeur comme dans la série des Un justicier dans la ville. Dans Un espion de trop il retrouve Donald Pleasence, le fameux docteur Loomis de la saga Halloween, avec qui il avait tourné La Grande évasion en 1963.

Derrière la caméra, Don Siegel prouve une nouvelle fois son aisance dans le thriller. Son art du suspense et son goût des effets percutants associés à un certain humour lui ont permis d’enchaîner les réussites dans ce genre depuis Les Révoltés de la cellule 11, sa première grande réussite en 1954 à L’Evadé d’Alcatraz, en passant par le mythique Inspecteur Harry. Désireux de remodeler l’image de Charles Bronson, Siegel lui avait demandé de raser sa moustache avant le tournage. Mais l’acteur a refusé en affirmant « Pas de moustache, pas de Bronson ».

FILMOTV vous recommande

Même casting

Même casting

Contexte

Don Siegel

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST

Vous aimerez peut-être dans le Pass Illimité