Bande Annonce de UN PROPHÈTEDécouvrez la bande Annonce de UN PROPHÈTE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1814/fond/1814_w_500.jpg
Jacques Audiard
Niels ArestrupTahar RahimAdel BencherifAntoine BaslerFoued NassahGilles CohenHichem YacoubiJean-Philippe RicciLeila BekhtiPierre LecciaReda KatebSlimane Dazi

UN PROPHÈTE

149 mn

Note de SensCritique :

7.7 / 10
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Réalisateur : Jacques Audiard.

Casting : Niels Arestrup, Tahar Rahim, Adel Bencherif, Antoine Basler, Foued Nassah, Gilles Cohen, Hichem Yacoubi, Jean-Philippe Ricci, Leila Bekhti, Pierre Leccia, Reda Kateb. Slimane Dazi

Synopsis : A 19 ans, Malik El Djebena entre en prison pour une peine de six ans. Il ne connaît rien à cet univers, dont il va apprendre les règles en côtoyant deux "clans" de prisonniers : les Arabes et les Corses. Le "parrain" de ces derniers va l'initier aux codes de la prison, mais aussi aux arcanes du milieu criminel. Malik utilise ses enseignements pour devenir un puissant caïd.

Scénario : Jacques Audiard, Thomas Bidegain.
Musique : Alexandre Desplat.
Pays : France
Tags : Policier / Suspense, Drame, SensCritique - Best Of 2009, SensCritique - Les meilleurs films français, SensCritique - Best of films coup de poing, 20 minutes - 70ème Festival de Cannes, Criminel, Isolement.

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Chez Jacques Audiard, c’est souvent par la fin qu’il faut commencer. Celle d’Un prophète a pour bande originale une reprise de "Mack the knife", le tube de L’opéra de quat’sous, le classique de Brecht et Weil. En 1928, le dramaturge et le compositeur racontaient une guerre des gangs dans un quartier popu de Londres entre un roi des mendiants et un criminel en pleine ascension. En 2009, Audiard raconte un autre théâtre des opérations, une autre cour des miracles, mais pas forcément éloignée de celle de Brecht. Celle d’une prison où se croisent les destins d’un parrain Corse et d’un jeune Arabe qui vient d’en prendre pour six ans. Le premier devient le larbin du second. D’abord pour survivre en milieu carcéral, ensuite pour apprendre à devenir caïd à la place du caïd.

Le principe de la transmission de pouvoirs entre générations n’est pas nouveau chez Audiard. Ses films, de Regarde les hommes tomber à De battre mon cœur s’est arrêté ne parlent finalement que de ça. Ils parlent aussi de gens qui vivent en monde clos, doivent entrer en contact avec le monde extérieur, en appréhender les usages pour comprendre qui ils sont. De sa cellule, Malik s’affranchit de tout : l’analphabétisme, l’idéalisme… De sa caméra, Audiard cantine des rations de romanesque, de social et de politique qu’il distribue en quantités de plus en plus importantes. La prison comme école de vie ? L’extérieur comme un territoire de corruption généralisé ? De quoi revenir à Brecht, dont Audiard emprunte lors de passages surprenants de poésie ou de fantastique, la distanciation, nécessaire pour décrire la réalité du monde actuel, comme une énorme et cruelle mascarade ou le seul moyen de s’en sortir est de retrouver son innocence.

L’opéra de quat’sous était issu d’une autre œuvre, L’opéra des gueux. Dans une certaine mesure, Un prophète et son héros arabe, chose qui paraissait impensable dans un cinéma français qui persiste à laver trop blanc, offre, avec un film aux airs de chanson de geste,  une noblesse, même si elle est de voyoucratie, aux gueux contemporains.

Plus qu’un film de prison à la française, Un prophète est un film qui est né en prison. Plus précisément lorsque Jacques Audiard a été invité par une association a aller présenter un de ses films précédents, Sur mes lèvres dans un centre pénitentiaire. Particulièrement marqué par les conditions de vie dans un milieu carcéral, qu’il avait ainsi pu entr’aperçevoir, le réalisateur s’est mis en tête que son film suivant se déroulerait dans cet univers particulier.

Au même moment, un scénario, salué par des éloges unanimes commence à circuler dans le milieu du cinéma français. Il s’intitule Le prophète et est signé d’Abdel Raouf Dafri, un auteur qui a pour credo de secouer le film policier à la française en lui donnant un tournant plus en phase avec la réalité socio-politique du pays. Ce scénario finira pas tomber entre les mains d’Audiard qui y voit la matière idéale  pour le film qu’il veut faire. Il passera néanmoins près de deux ans à le retravailler, en collaboration avec Dafri et Thomas Bidegain, peaufinant le personnage de Malik et son apprentissage.

Le réalisateur trouvera son acteur, Tahar Rahim, lorsqu’ils partagent par hasard une voiture qui les emmène à la projection d’un épisode de La commune, série télé écrite, elle aussi par Raouf Dafri, qui fit grand bruit lors de sa diffusion. Rahim n’y tient qu’un rôle secondaire, mais marque Audiard. Une bonne partie du reste du casting, notamment les nombreux figurants, sera constituée d’authentiques ex-taulards, qui permettront aux acteurs professionnels de rester dans l'authenticité. Elle est renforcée par le décor, une prison reconstituée avec l’aide de ces mêmes taulards servant de conseillers.

Avant même de connaître un grand succès, Un prophète fera parler de lui à la suite de sa présentation au festival de Cannes 2009 (d’où il repartira avec un Grand Prix du jury) pour sa peinture du monde carcéral. Jusqu’à attirer l’attention de députés ou du ministre de la Justice. Audiard rappellera cependant que, s’il est sain que son film relance ce type de débat, et si l’univers des prisons est devenu une incroyable loupe sociale Un prophète reste avant tout un film de genre. Probablement un des meilleurs faits en France depuis longtemps.

Où la loi du plus fort est toujours la meilleure

On en ressort assommé, sous le choc, et on se dit : quel film ! Epoustouflant, haletant, oppressant, on pourrait multiplier à l'envi les qualificatifs : portrait d'un jeune Arabe à peine sorti de l'adolescence, et luttant pour sa survie dans l'univers carcéral rendu avec ...

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Aurea

Merci Monsieur Audiard

Le cinéma français d'aujourd'hui c'est quoi ? C'est son film le plus cher : "Astérix aux jeux olympiques", c'est Michael Youn qui réalise, c'est la dernière miss météo qui joue les premiers rôles, c'est Mathieu Kassovitz qui doit aller aux Etats Unis pour financer ses ...

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Anyo

Rien qu'un Arabe qui pense avec ses couilles

Dur, violent, polyglotte, clanique, filmé dans un style oscillant entre le documentaire caméra à l'épaule et des fulgurances typiques d'Audiard, entre l'image en flamme et ces pourtours d'ombres caractéristiques, Un prophète est un film qui peut difficilement laisser insensible. Au ...

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Hypérion
 
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