Bande Annonce de UN SOIR, UN TRAINDécouvrez la bande Annonce de UN SOIR, UN TRAIN sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/14097/fond/14097_w_500.jpg
André Delvaux
Adriana BogdanAnouk AiméeFrançois BeukelaersHector CamerlynckYves MontandDomien de GruyterMichael GoughSenne Rouffaer

UN SOIR, UN TRAIN

86 mn

Note de SensCritique :

6.8 / 10
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Réalisateur : André Delvaux.

Casting : Adriana Bogdan, Anouk Aimée, François Beukelaers, Hector Camerlynck, Yves Montand, Domien de Gruyter, Michael Gough. Senne Rouffaer

Synopsis : Mathias, professeur de linguistique dans une ville flamande, et Anne, une Française, décoratrice de théâtre, vivent ensemble. Un malentendu les sépare pourtant et les conduit à envisager de rompre. Un soir, Mathias monte dans un train. Il doit donner une conférence dans une autre ville. Anne le rejoint...

Scénario : André Delvaux.
Musique : Frédéric Devreese.
Pays : Belgique|France
Tags : Drame, HISTOIRES DE TRAIN, Couples français en crise, Voyage, Romantique avec un couple ayant mis du temps à se , de moins de 90 minutes, Plus d'émotion.

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On oublie souvent que si la Belgique est une des patries du surréalisme, c’est autant par ses peintres que par certains de cinéastes. Un film contribuera à imposer cette image de marque aux yeux du monde entier : Un soir, un train.

Avec cette promenade aussi onirique qu’existentielle, le second long métrage d’André Delvaux est placé sous le signe de la dualité. Celle du couple joué par Yves Montand et Anouk Aimée mais aussi celle d’un pays à la double culture, wallonne et flamande, source d'incompréhensions. Voire une tentative alors inédite de vouloir concilier, par un climat entre fantastique et introspection, les univers de Luis Bunuel et Michelangelo Antonioni.  

Déchiré entre deux langues comme entre les deux mondes parallèles où il se déroule, Un soir, un train n’est pas seulement traversé par la mélancolie d’un homme qui, comme Orphée, est séparé de la femme qu’il aime. C’est aussi un film dévasté par les ravages de l’incommunicabilité, inquiet de ce qui peut advenir quand on doit malgré soi traverser le miroir.

Lorsqu’André Delvaux se lance dans Un soir, un train, une grande partie de la planète est en crise sociale. La fin des années 60 est l’époque de toutes les luttes pour changer de vie, de toutes les remises en question.  Delvaux a trouvé dans une nouvelle de l’écrivain flamand Johan Daisne de quoi aborder une question qui lui semble résumer la Belgique de cette période : comment se comprendre quand on ne parle pas la même langue ? Un soir, un train la posera encore et encore au travers d’un couple où l'homme parle beaucoup mais la femme très peu, d’étudiants divisés par leurs traditions flamandes ou wallonnes, ou de vivants et des fantômes qui passent les uns à côté des autres.

Pétri de nombreuses interprétations et symboliques possibles, Un soir, un train ouvre sur un vertigineux univers mental (peu ou prou le même que celui qui baigne le Je t’aime je t’aime d’Alain Resnais qui sortira la même année, ou bien, des années plus tard, Eternal sunshine of the spotless mind de Michel Gondry) mais dissimulant au gré de son labyrinthe une forte identité culturelle belge. Un plan de paysage hivernal au travers de la vitre d’un train fait écho aux peintures de Breughel, là, le son d’un orgue aux airs de morceau écrit par  le compositeur César Franck accompagne le souffle du vent, quand Delvaux ne cite pas directement Jean Ray, l’écrivain maître du fantastique.

Rien d’étonnant pour un homme qui avant de devenir cinéaste, aura essaimé dans divers domaines que ce soit la musique, par des études de piano, ou la littérature qu’il enseignera dans une école bruxelloise. Le cinéma restant toujours là, Delvaux ayant gagné sa vie en accompagnant musicalement des films muets ou ayant initié une classe de cinéma en parallèle de ses cours de littérature. L’influence la plus inattendue d’Un soir, un train, restant celle de Jacques Brel : l’ouverture du film où Matthias promet d’aller déposer des chrysanthèmes sur la tombe de son père, est une allusion directe à J’arrive, une des chansons du Grand Jacques.

Un soir, un train est un très bon film fantastique franco-belge écrit et réalisé par André Delvaux d'après le roman de Johan Daisne « Le Train de l'inertie » (un écrivain flamand a qui on doit aussi L'Homme au crâne rasé) qui met en scéne Un couple (joués par Yves ...

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8
Eric31
 
le contexte
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