Bande Annonce de UN THE AU SAHARADécouvrez la bande Annonce de UN THE AU SAHARA sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2291/fond/2291_w_500.jpg
Bernardo Bertolucci
Campbell ScottDebra WingerEric Vu-AnJill BennettJohn MalkovichTymothy SpallAmina AnnabiPhilippe Morier-GenoudSotigui KouyatéTom NovembreBen SmaïlKamel CherifNicoletta Braschi

UN THE AU SAHARA

132 mn

Note de SensCritique :

6.3 / 10
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Réalisateur : Bernardo Bertolucci.

Casting : Campbell Scott, Debra Winger, Eric Vu-An, Jill Bennett, John Malkovich, Tymothy Spall, Amina Annabi, Philippe Morier-Genoud, Sotigui Kouyaté, Tom Novembre, Ben Smaïl, Kamel Cherif. Nicoletta Braschi

Synopsis : Après la Seconde guerre mondiale, Port et Kit Moresby, mariés depuis dix ans, décident d'entreprendre un voyage au Sahara avec leur ami George Tunner. Port espère trouver une solution à leur problème mais, très vite, il soupçonne une liaison entre sa femme et Tunner. Les relations entre les trois amis sont alors de plus en plus tendues, d’autant que Port est bientôt victime d’étranges malaises…

Scénario : Bernardo Bertolucci, Mark Peploe.
Musique : Richard Horowitz, Ryûichi Sakamoto.
Pays : Italie | Royaume-Uni
Tags : Drame.

Film pas encore disponible

Après la Chine du Dernier empereur et avant le Népal de Little Boudha, le réalisateur italien Bernardo Bertolucci poursuit sa trilogie « exotique » avec un film très différent, loin de l’optimisme et de la sérénité des deux autres, la chronique de l’irrémédiable décrépitude d’un grand amour, dans le décor aride et sans limites d’un désert.

A l’automne 1990, lorsque sort en Europe Un thé au Sahara, Bertolucci a presque cinquante ans et une petite dizaine de longs métrages derrière lui. A l’âge de 20 ans, c’est sa rencontre avec un ami de son père, un certain Pier Paolo Pasolini, qui devait marquer ses débuts de cinéaste exigeant, à la filmographie éclectique, bien que constamment sous-tendu par ses engagements politiques, très précis et très à gauche. De Prima della rivoluzione, son premier long métrage en 1964, à Un thé au Sahara, il y aura, entre autres : La Stratégie de l’araignée, Le Conformiste, Le Dernier Tango à Paris, 1900 et La Tragédie d’un homme ridicule, avec Ugo Tognazzi, un film très mal reçu en Italie, qui précipitera son exil outre-Atlantique.

C’est pendant le long tournage de son nouveau film, Le Dernier empereur, qu’il découvre un roman paru en 1949, The Sheltering Sky, que l’on peut traduire par « Avec le ciel pour refuge ». Il s’agit du premier roman de Paul Bowles, un intellectuel américain, romancier, nouvelliste, poète, journaliste et musicien, établi à Tanger depuis 1947 et qui, dans les années 1950, avait collaboré aux dialogues de Senso, le classique de Luchino Visconti. Il était considéré comme le père de la Beat Generation, mouvement artistique cher à Jack Kerouac.

Coproduction italo-britannique, The Sheltering Sky, devenu en français Un thé au Sahara, devait réunir à l’écran, Melanie Griffith, William Hurt et Dennis Quaid mais, pour des raisons budgétaires, c’est à trois autres acteurs que Bertolucci va proposer de former cet éternel trio : le mari, la femme, l’amant. Il choisit donc Debra Winger, que Costa-Gavras venait de diriger en agent du FBI dans La Main droite du diable, John Malkovich, qui venait d’incarner le rusé vicomte de Valmont des Liaisons dangereuses, et Campbell Scott, acteur de théâtre, fils de George C. Scott et futur riche héritier leucémique, amoureux de son infirmière (Julia Roberts), dans Le Choix d’aimer.

Enfin, dans la version originale du film, la voix du narrateur est celle de Paul Bowles, lui-même, l’auteur du roman original et autobiographique.

Malgré sa participation au film, le romancier Paul Bowles, alors âgé de 80 ans, déclara que le roman dont il était l’auteur n’aurait jamais dû être porté à l’écran, que la fin est idiote et que tout le reste est vraiment mauvais ! Non seulement, ce n’était pas l’avis de Bernardo Bertolucci, mais ça n’avait pas été l’avis, non plus, du réalisateur et producteur Robert Aldrich qui, dès 1964 avait acquis les droits d’adaptation du roman. à cette époque, Aldrich qui vient d’achever Chut... Chut., chère Charlotte, avec Bette Davis, et se prépare à raconter l’histoire de Douze salopards, ne trouve pas le financement nécessaire à la production de ce film, auquel, paraît-il, il tenait tout particulièrement. Le projet est donc abandonné, jusqu’à la mort du cinéaste, en 1983, date à laquelle son fils, le producteur William Aldrich, reprend le flambeau. Se rapprochant de Bertolucci, qu’il sait intéressé, il devient producteur exécutif du film, aux côtés de Jeremy Thomas, qui avait déjà produit le Dernier empereur.

C’est Mark Peploe, scénariste et cinéaste né au Kenya en 1943, déjà auteur du Dernier empereur mais aussi de Profession : reporter, d’Antonioni, qui écrivit, avec Bertolucci le scénario du film juste avant de passer, lui-même, à la réalisation avec Double vue, un thriller mené par Fanny Ardant en maman aveugle et James Fox en policier lancé sur les traces d’un tueur d’aveugles.

Le tournage de Un thé au Sahara fut long et périlleux, les acteurs et les techniciens ayant beaucoup souffert des conditions matérielles difficiles, de la chaleur mais aussi du désir de réalisme constamment exprimé par l’exigeant réalisateur. La scène des mouches dans l’autocar fut, de ce point de vue, particulièrement pénible.

Dans le rôle de l’excentrique anglaise, auteur de guides touristiques, Bernardo Bertolucci avait engagé Jill Bennett, déjà vue dans Moulin rouge de John Huston, La Vie passionnée de Vincent Van Gogh de Vincente Minnelli ainsi que dans Rien que pour vos yeux, le James Bond mené par Roger Moore et Carole Bouquet. Un thé au Sahara marquera la fin de sa carrière. Jill Bennett, qui avait été mariée dix ans au dramaturge et scénariste britannique John Osborne, ne s’était jamais complètement remise de leur divorce. Elle se suicida quelques jours avant la sortie du film. Dans le rôle de son fils, obèse et malsain, vous avez peut-être reconnu Timothy Spall, le futur Mr Pettigrew de la saga Harry Potter, qui, la même année, entamait sa fructueuse collaboration avec Mike Leigh, sous la direction duquel il fut photographe dans Secrets et mensonges et chauffeur de taxi dans All or Nothing.

Pour en terminer avce les comédiens, avouez que si, évidemment, vous avez reconnu Tom Novembre dans le rôle de l’officier d’immigration française, vous avez raté, dans le rôle, assez bref, il faut le dire, d’une jeune Française, l’italienne Nicoletta Braschi, celle-là même qui, un an plus tard, allait épouser son compatriote Roberto Benigni...

Fidèle au compositeur qui venait de mettre en musique le Dernier empereur, Bertolucci fit de nouveau appel à Ryuichi Sakamoto, qui avait entamé sa carrière de musicien de cinéma en 1983 avec Furyo, de Nagisa Oshima et qui, après Un thé au Sahara, devait la poursuivre avec Little Buddha mais aussi avec Talons aiguilles de Pedro Almodovar, Snake Eyes et Femme fatale de Brian de Palma ainsi que Babel d’Alejandro Gonzalez Inarritu. L’envoûtante musique de Un thé au Sahara est également due à Richard Horowitz – sans rapport avec Vladimir –, qui faisait là ses débuts au cinéma. Ryuichi Sakamoto et Richard Horowitz reçurent tous deux le Golden Globes de la meilleure musique de film pour Un thé au Sahara.
Sorti en France le 21 novembre 1990 – le même jour que Mo’ better blues de Spike Lee et la Discrète de Christian Vincent – Un thé au Sahara dérouta le public et partagea la critique qui, toute ensemble, cependant, ne manqua pas de souligner l’éblouissant talent et la rayonnante beauté de Debra Winger.

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Trois visages, chapeaux, lunettes de soleil, qui surgissent de derrière un muret, la mer à l'horizon. Et devant ? Le ton est donné. Un Thé au Sahara est un film qui ne se donne pas - ou plutôt un film qui vous prend, si vous êtes disposé à vous laisser prendre, comme les ...

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