Bande Annonce de UNE HISTOIRE D'AMOURDécouvrez la bande Annonce de UNE HISTOIRE D'AMOUR sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/4465/fond/4465_w_500.jpg
Hélène Fillières
Benoit PoelvordeJean-François StéveninLaetitia CastaReda KatebRichard BohringerHervé SognePhilippe NahonVéronique FauconnetVicky KriepsGintare ParulyteLaure RoldanLaurence Streitz

UNE HISTOIRE D'AMOUR

76 mn

Note de SensCritique :

4.1 / 10
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Réalisateur : Hélène Fillières.

Casting : Benoit Poelvorde, Jean-François Stévenin, Laetitia Casta, Reda Kateb, Richard Bohringer, Hervé Sogne, Philippe Nahon, Véronique Fauconnet, Vicky Krieps, Gintare Parulyte, Laure Roldan. Laurence Streitz

Synopsis : Une jeune femme mariée à un homme beaucoup plus âgé mais très compréhensif, jette son dévolu sur un banquier au comportement un peu mystérieux. Ils deviennent amants, mais leur relation prend aussitôt une tournure étrange. Les rituels, les jeux érotiques deviennent monnaie courante. Une relation sadomaso s’établit.

Scénario : Hélène Fillières.
Musique : Etienne Daho.
Pays : Belgique | France | Luxembourg
Tags : Drame, Couples tristes, Finiront-ils le film ensemble ? Tome 2, Des couples hors-normes, Cadavre à l'unité, Femmes de caractère, acteurs et réalisateurs, En huis clos, Policier / Suspense, Des femmes fatales, Costumes et déguisements, C'est presque vrai !, Images de dirigeants, Inspires par quoi, déjà ?, Splendides mais payantes, De la littérature au cinéma, Couples hors-normes, Réalité ou fiction ?, Patrons, chefs d'entreprise.

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Avant que l’infidèle à la beauté assassine
Ne morde la main, ne me couronne d’épines,
Désadorer l’adorer…
Avant que ses baisers ne deviennent couteaux
Que ses bouquets de fleurs ne me fassent la peau
Désadorer l’adorer…

Derrière cette chanson d’Etienne Daho, un fait divers. La mort d’Edouard Stern, un richissime banquier suisse (c’est un pléonasme) retrouvé mort le 28 février 2005 avec deux balles dans le corps et autant dans la tête. Il était par ailleurs étendu sur son lit, revêtu d’une combinaison de latex, uniforme banal pour ceux qui pratiquent les jeux sadomasochistes. Notre homme avait été formé à l’ESSEC, mais rien n’indique que son sort aurait été différent s’il avait été diplômé d’HEC. En tous cas personne n’a cherché à mettre en lumière que les jeux de la finance internationale sont également le plus souvent de nature sadomaso.

C’est plutôt à la jeune femme qui avait tiré que la justice s’est intéressé. Une certaine Cécile Brossard. Qui n’a d’ailleurs rien caché de son forfait. Comme si son geste n’avait pas été de nature criminelle, mais l’évidente conclusion d’une relation hors normes. Il n’en fallait pas plus pour que la littérature s’empare de cette histoire. Le roman de Régis Jauffret a pour titre Sévère. Parce que la jeune Cécile l’a de toute évidence été en mettant un terme à la vie de son amant. Il n’en fallait pas plus pour que le cinéma s’empare de ce roman. Le film d’Hélène Fillières a pour titre Une histoire d’amour. Parce que c’en est une.    

C’est le premier film de la comédienne de ce côté-là de la caméra. Souvent les premiers films répondent au besoin de se raconter. Nous ne chercherons pas à déterminer quelle part d’elle-même la jeune cinéaste a mis dans son film tant nous touchons à l’intime le plus intime. Mais à priori elle n’a jamais tué personne, ça se saurait. Pour déjouer toute tentative de rapprochement elle a d’ailleurs pris la précaution de se placer plutôt du point de vue du banquier que de sa sanguinaire maîtresse, comme le faisait le roman. En fait la cinéaste a cherché à mettre en lumière le mystère de la jouissance masculine. Un mystère insondable j’en conviens, au moins égal à celui de la jouissance féminine…

Hélène Fillières est la sœur de Sophie, signataire de plusieurs films, dont la petite musique, entre fantaisie et émotion, nous ravit. Mais jusque là Hélène était comédienne. Une comédienne dont le succès ne s’est jamais démenti, à travers les films des frères Larrieu,  Pascale Ferran, Tonie Marshall, Claire Denis ou Marion Vernoux… Tiens, ce sont souvent des femmes. Une comédienne donc, autant dire un être fragile dont l’ambition première est d’être désiré par autrui, en l’occurrence un metteur en scène, dont elle dépend du bon vouloir. Il n’est donc pas interdit de voir dans le destin de l’héroïne du film, dans son asservissement au regard de celui qui la désire comme une métaphore de ce que vivent les actrices.

L’atmosphère d’Une histoire d’amour est à l’opposé d’un réalisme cru que d’autres auraient sans doute choisi. La cinéaste joue la carte de l’onirisme, travaille à désincarner ses personnages alors qu’elle dévoile paradoxalement leurs corps. C’est la raison pour laquelle ils n’ont pas de nom. La lumière est théâtrale, volontairement très travaillée. Les visages et les peaux ressortent comme autant de taches lumineuses. Tout est silhouettes, pénombre, rituel. Car Une histoire d’amour est un film sur le trouble, Eros et Thanatos nous entraînant dans une ronde infernale dont nous ne sortons pas indemnes. Qu’est-ce que l’amour ? Quelles formes prend-il ? A quoi se reconnait-il ? Le film pose évidemment plus de questions qu’il n’en résout, prenant Bataille, Freud et Sade à témoin. Il reste volontairement opaque, flou, étrange, dérangeant. Si Hélène Fillières met en lumière les brèches de notre être profond, ce n’est, on s’en doute, pas pour les colmater. Nous nageons dans l’irrationnel, nous n’en sommes que plus vulnérables. Pourquoi vouloir comprendre ? Comme l’écrit l’auteur du roman : les histoires d’amour sont des planètes privées qui obéissent à des lois inconnues du reste de l’univers, inconnues même de ceux qui les habitaient. Une autre façon de signifier que le cœur a ses raisons que la raison ignore.

Le film repose évidemment en grande partie sur son casting. Dans le rôle du banquier, c’est Benoît Poelvoorde qui s’y colle. Il est évidemment parfait dans la peau de cet homme à fleur de peau. Car s’il excelle dans les rôles les plus malades, n’oublions pas qu’il sut nous inquiéter filmé par Anne Fontaine et qu’il fut un superbe Emotif anonyme pour Jean-Pierre Améris. Le choix de Laetitia Casta est sans doute plus surprenant. Mais Hélène Fillières voulait une jeune femme à la beauté impertinente, qui soit tour à tour ange et démon, oscillant entre candeur et perversité. Avant de faire l’actrice, souvent dans des rôles casse-gueule soit dit en passant, Laetitia Casta était mannequin. Autrement dit une femme qui a su de bonne heure faire converger les regards, Ce qui ne l’empêchait pas de rêver à autre chose. Devenir comédienne, se mettre en danger, c’était sans doute une façon pour elle d’avoir prise sur son corps, et ne plus vivre sa beauté comme un poids, ou un écran qui l’isole du monde. Mais foin de psychologie de bas étage, la séance est terminée. Il est temps pour moi d’aller enfiler ma combinaison de latex.

Jusqu’ici actrice discrète, Hélène Fillières (Mafiosa), à l'instar de sa sœur Sophie (Gentille, Un chat un chat) s'essaie à la mise en scène. On ne peut pas dire qu'elle a choisi la facilité en adaptant le roman Sévère de Régis Jauffret lui-même inspirée de l'affaire ...

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7
ffred
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