UNE VIE DIFFICILE

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L’après guerre italienne, avec sa misère et ses errements politiques, fut rude. Il est tout à l’honneur du cinéma italien en général, de Dino Risi et d’Alberto Sordi en particulier d’avoir su nous en faire rire.
Comédie - 1976 - Italie - 115 MIN - Tous publics
Un ancien maquisard italien peine à s'insérer dans la société italienne d'après-guerre tout en conservant ses idéaux progressistes. Journaliste de profession, il a du mal à subvenir à ses besoins et àà celle de sa femme. Après avoir purgé une peine de prison pour avoir participé à une manifestation communiste, il cherche à travailler sans se déshonorer, ce qui n'est pas très aisé. Sa femme le quitte. Il accepte alors un emploi auprès d'un industriel véreux: le couple se reforme. Jusqu'à ce que le naturel revienne et que notre homme se fâche avec son employeur: il est des compromis impossibles.

Réalisé par

7.8 / 10
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Les avis surSens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Une vie difficile date de 1961, à l’aube de ces années 60 qui ont vu le triomphe de la comédie italienne en général et du cinéma de Dino Risi en particulier. Qu’on en juge : suivront dans la filmo du cinéaste, en l’espace de trois ans : La Marche sur Rome, Le Fanfaron, Les Monstres et Il Giovedi. Soit l’apogée d’un art qui parvient à concilier le rire et la cruauté, une certaine légèreté et la nécessité de porter un regard sans concession sur les us et coutumes de son époque. De ce point de vue Une vie difficile est assez difficilement surpassable. Parce que l’histoire est exemplaire, qui raconte les désillusions d’un militant communiste dans l’Italie d’après-guerre, alors que ses espoirs d’une nouvelle Italie, plus juste et plus fraternelle, font long feu. Parce que Risi sait mêler avec intelligence la grande et la petite histoires, les idées générales et les situations personnelles, nous offrant au passage quelques images d’actualité lorsque l’Histoire accélère son cours et que le peuple murmure. Parce que le personnage de Silvio Magnozzi est un peu notre représentant, qui oscille entre petits renoncements et moments de révolte. Parce qu’il nous émeut aux larmes autant qu’il nous fait rire. Alberto Sordi, qui lui prête ses traits, trouve pour l’occasion son plus beau rôle (et Dieu sait si sa très prolifique carrière n’en a pas manqué). Et le couple qu’il forme avec Lea Massari mérite de figurer parmi les plus forts que le cinéma a su créer. Il est vrai qu’avant de devenir cinéaste Dino Risi a fait des études de psychiatrie. Ce qui explique pourquoi il n’a pas sa pareille pour explorer l’âme humaine avec autant d’ironie que d’empathie. Il est facile bien sûr de parler de chef d’œuvre. Mais cette fois-ci c’est irréfutable.

Le contexte

Dino Risi

LES NOUVEAUX MONSTRES

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