VENDREDI SOIR

Bientôt disponible
Parce que - c'est trés anecdotique-  les deux vedettes du film portent les mêmes initiales
Drame - 2002 - France - 90 MIN - Tous publics
Vendredi soir. Laure termine ses cartons: elle doit emmenager le lendemain chez son ami. Elle quitte l'appartement pour aller diner chez des amis. Mais elle est prise dans un embouteillage d'anthologie: la circulation est durablement figée. C'est alors qu'elle croise le regard d'un piéton. Celui-ci vient la rejoindre à l'intérieur de la voiture. Ils commencent à parler. Laure renonce à son...

Réalisé par

5.7 / 10
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Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Le film commence par un embouteillage. Moins drôle que chez Laurel et Hardy dans V’la la flotte, moins lyrique que dans Week-end de Godard, mois symbolique que dans Le Grand Embouteillage de Comencini. Mais bien compact quand même. Comme si le film lui-même se figeait. Tout cela favorise le trouble qui s’empare d’une femme en voiture et d’un homme à pied dont les regards se croisent avant que leurs corps de s’emmêlent.

Le film aurait été le même s’il avait été muet, tant il se réfugie, à l’instar de ses personnages dans le non-dit, entre gestes esquissés et regards qui s’accrochent. Comme Wong Kar Wai et son In the mood for love, Claire Denis se régale à saisir l’évanescent, les sensations, la naissance du désir.

Si Vendredi soir était un livre, ce ne serait pas un roman, plutôt un recueil de poèmes. La cinéaste ne cherche pas à expliquer ce qui se passe, rien n’est réaliste, tout est de l’ordre du fantasme. Et Paris est filmé comme il l’a rarement été. Idem pour les corps. On ne niera pas un certain formalisme, mais qui souligne un plaisir de filmer communicatif.

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Le contexte

Vincent Lindon

Un embouteillage permet de briser les contraintes sociales habituelles

Claire Denis

Un homme et une femme se croisent, font l'amour, faisant fi de toute contrainte sociale...

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