VIE PRIVÉE

À partir de 2.99 €
Parce que les liens entre le scénario du film de Louis Malle et la vraie vie de BB sont aussi multiples que troublants
Drame - 1962 - France|Italie - 94 MIN - VF - Tous publics

Jill vit avec sa mère dans une belle propriété en Suisse. à Paris, elle devient modèle puis se retrouve très vite star en faisant du cinéma. C’est là que les ennuis commencent. Partout où elle va, elle est traquée par les journalistes. Elle n’a plus de vie privée. Après une dépression nerveuse, elle est soignée en clinique avant de partir retrouver sa mère en Suisse. C’est là qu’elle devient la maîtresse de Fabio, l’ex de son amie Carla. Elle le suit à Spolète où il met en scène une pièce de Kleist. Mais là encore la pression des journalistes complique le quotidien du couple.

Réalisé par

5.9 / 10
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Les avis surSens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Vie privée (1962) est dans la carrière de Louis Malle un des rares films dont il n’est pas à l’origine. Après avoir coréalisé avec le Commandant Cousteau Le Monde du Silence (Palme d’or à Cannes en 1956), il a fait ses grands débuts dans le long métrage de fiction en même temps que les jeunes Turcs de la nouvelle vague. Avec Ascenseur pour l’échafaud puis Les Amants, il avait réussi à imposer une liberté de ton. Son troisième film, Zazie dans le métro, adapté de Raymond Queneau, a été un échec commercial. Mais deux mois après sa sortie, Malle a été contacté par la productrice Christine Gouze-Rénal qui lui a proposé de mettre en scène Brigitte Bardot. A l’origine, il s’agissait de tourner un remake des Amants terribles de Noêl Coward, à partir d’un scénario d’Henri Jeanson. Mais Malle n’avait pas envie de travailler avec Jeanson et, dans la foulée, il a obtenu de laisser tomber Noël Coward pour explorer le mythe Bardot.

A l’époque cette dernière était en pleine gloire. érigée en sex symbol par Roger Vadim dès 1956 avec Et dieu créa la femme qui étalait son corps à demi nu et bronzé sur toute la largeur de l’écran Scope, elle avait depuis enchaîné les films avec plus ou moins de bonheur. Mais toujours en suscitant la polémique et l’intérêt de meutes de photographes et de journalistes détaillant sa vie privée tumultueuse à longueur de colonnes. Vie privée compte, avec La Vérité de Clouzot (1960) et Le Mépris de Jean-Luc Godard (1963), parmi ses meilleurs films. Elle y donne la réplique au grand séducteur du cinéma italien Marcello Mastroianni avec lequel, d’après Louis Malle, elle ne se serait pas très bien entendu sur le plateau. Ce qui ne transparaît jamais à l’écran.

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