WAKE IN FRIGHT : RÉVEIL DANS LA TERREUR (VERSION RESTAURÉE)

Bientôt disponible
Aventure / Action - 1971 - Australie | Etats-Unis - 109 MIN - interdit aux moins de 12 ans
C’est les vacances de Noël. John Grant, l’unique instituteur d’une école perdue dans le désert australien savoure l’idée de quitter cet enfer de chaleur et de poussière pour aller se reposer chez lui, à Sydney. Il a une correspondance dans la ville de Bundanyabba où il doit rester en transit une nuit. Le soir, il sort boire une bière et rencontre le shérif Jock Crawford qui lui fait découvrir sa bourgade. Notamment un tripot clandestin où les locaux misent leur argent à pile ou face. Grant, qui a beaucoup bu, se laisse emporter par la fièvre du jeu. Il gagne beaucoup avant de tout perdre. Y compris le prix de son billet d’avion pour Sydney.

Réalisé par

7.6 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Wake in Fright, également exploité en France sous le titre de Réveil dans la terreur, est l’adaptation d’un roman écrit par le journaliste australien Kenneth Cook en 1961. En 1963, l’acteur anglais Dirk Bogarde en avait acquis les droits espérant que Joseph Losey, qui venait de le diriger dans The Servant, l’adapte au cinéma. Mais le projet n’aboutira pas. C’est toutefois Evan Jones, le scénariste de plusieurs films de Losey dont Les Damnés, qui va se charger d’écrire le scénario d’après le roman de Cook. Et c’est lui qui va avoir l’idée de faire appel à Ted Kotcheff pour le réaliser.

Le Canadien Ted Kotcheff, futur réalisateur du premier Rambo dont certaines scènes de violence désespérée font écho à Wake in Fright, vit alors en Angleterre où il s’est fait connaître par ses travaux pour la télévision et le cinéma. Dont Two Gentlemen Sharing, justement écrit par Evan Jones. Alors en pleine période hippie, Kotcheff, traumatisé par les images de la guerre du Vietnam qu’il voyait quotidiennement à la télévision avoue s’être reconnu dans la noirceur et le dégoût de la nature humaine véhiculé par le scénario.

C’est pour cela qu’il ne faut pas voir Wake in Fright comme une critique de l’Outback australien et de ses habitants, mais bien une plongée en territoire hostile qui prend la forme d’un cauchemar éveillé pour dépeindre dans la chaleur, la poussière et les hectolitres de bières ingurgités, la violence au cœur de l’homme. Ce que rend magnifiquement les choix de mise en scène. À commencer par la palette des couleurs jaunes, oranges et ocres qui excluent le bleu et le vert pour renforcer la sensation de chaleur à l‘écran. Mais aussi le travail sur bande son et le montage qui, télescopant prises de vues réalistes et images oniriques, permet de mieux appréhender ce qui se passe dans la tête du protagoniste.

Contexte

Un autre scénario D'Evan Jones

Ted Kotcheff

L'autre film qui a marqué la renaissance du cinéma australien en 1971

CUL-DE-SAC

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