WENDY : DOMINE-MOI ! !

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Adulte - 0000 - France - 90 MIN - interdit aux moins de 18 ans
Violée par son patron, trompée par son petit ami, Nadine est une jeune femme à la dérive, errant sans objectif dans une petite ville de province. Elle est abordée par Madame Thelma Garrison qui la recueille dans sa belle maison. Là, la maîtresse des lieux, dans tous les sens de ce terme, entreprend l'initiation de Nadine aux rituels sado-masos et tarrifés qu'elle organise pour ses clients. Coiffée d'une perruque, maquillée, habillée en soubrette, armée d'une cravache, Nadine devient Wendy. Une métamorphose qui lui fera découvrir des plaisirs intenses et insoupçonnés et la conduira très loin dans la reconquète de son image.

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Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Pour V. Communications, boîte ardennoise dirigée par Max Noizet et Véronique Lefay, le cinéaste Jack Tyler avait déjà réalisé Eloge de la chair, Ma nuit chez Eve et Le Démon. Comme ces trois titres, l’œuvre suivante, Wendy, témoigne de la même ambition et sort la pornographie de son ghetto par l’intelligence du propos et la qualité de la réalisation.

Il s’agit d’abord de deux portraits de femmes construits avec sensibilité. Mahé, remarquable de nonchalance résignée, est une jeune fille paumée, femme de ménage humiliée qui sombre dans l’errance. Cecilia Vega est une dominatrice épanouie qui va initier Mahé au rituel sado-maso et tarifé. Au plus près de ses comédiennes, Jack Tyler capte des regards, des gestes, des silences, économise les dialogues, toujours très quotidiens. Refusant l’esthétique du porno chic, il se rapproche d’un cinéma d’auteur intimiste, explorant le malaise social.

Rarement le cinéma porno n’avait abordé le thème si peu glamour de la dérive. En quelques plans, Tyler invente le porno néo-réaliste : un clochard sous un pont, dans ses cartons, un troquet de province, les transports en communs, une chambre de location banale, les rues pluvieuses de Sedan. Mais dans l’univers clos de la dominatrice, les reprouvés prennent leur revanche sur des personnages plutôt dorceliens qui paient pour se soumettre. Pour l’ex-employé au stock à Auchan, esclave factotum de la Maîtresse, pour Mahé, métamorphosée en énigmatique soubrette cravacheuse, la lutte des classes passera par le sexe.

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Contexte

Mahé

Jack Tyler

LE DEMON

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