Entretiens : MONDE

NICOLAS WINDING REFN - Drive

FilmoMag : NICOLAS WINDING REFN - DriveL'histoire fait figure de perpétuel recommencement quand elle nous rappelle que les européens sont souvent de meilleurs artisans du film noir américains : les allemands Fritz Lang et Robert Siodmak ou même Billy Wilder ont jadis ouvert la voie, le franco polonais Roman Polanski l'a emprunté dans les années 70. Le danois Nicolas Winding Refn le parcours à son tour aujourd'hui, avec sur nos écrans Drive, l'adaptation du roman de James Salllis, ou encore un polar centré autour d'un cascadeur arrondissant ses fins de mois en cachetonnant comme chauffeur de hold up, un morceau de cinéma enfin, récompensé par le Prix de la mise en scène lors du dernier festival de Cannes.
Autre paradoxe, tout aussi classique : c'est au travers d'un projet dont il n'était pas à l'origine et dont pour la première fois de sa (courte) carrière il n'a pas écrit le scénario, que Nicolas Winding Refn livre son film peut être le plus homogène, en tout cas le plus percutant, probablement le plus personnel tant il ne s'éloigne jamais des obsessions illustrées par ses précédents travaux, la trilogie Pusher ( qui déboule dans quelques jours sur FilmoTV, patience !), Bronson ou le Guerrier silencieux : des héros taciturnes, seuls, isolés face un corpus social et qui ont conscience de leur destin, un destin dont l'accomplissement ne peut être que tragique.
Le troisième paradoxe fait partie de ceux qui mériteraient d'être creusés, sur cette forme unique qui inspirent les cinéastes européens lorsqu'ils filment Los Angeles, Jacques Demy, Jacques Deray, Wim Wenders, John Boorman et donc Nicolas Winding Refn, qui tous livrent une vision originale de la ville, comme si les réalisateurs autochtones ( Michael Mann et son Collateral étant un cas à part) ne voyaient plus ces éléments qui nous sautent aux yeux, des maisons, les autoroutes, les lotissements, les centres commerciaux, les artères sans vie...
De tout ceci, de son film, de ceux qui l'ont inspirés (Bullit ? le Deuxième souffle ?) mais aussi de sa vedette Ryan Gosling, FilmoTV en la personne de Mathilde Lorit s'est entretenu avec Nicolas Winding Refn, de passage à Paris pour assurer la promotion de son film. Une promotion sans difficultés majeures d'ailleurs, vu l'accueil des premiers spectateurs privilégiés. Disons - et vous le constaterez - que l'homme ne ressemble pas en apparence à ses films, enthousiaste, loquace, souriant, persuasif bref le contraire du Ryan Gosling de Drive ou du Mads Mikkelsen du Guerrier silencieux.
http://content.filmotv.fr/elts/programmes/4437/gallerie/ITW_WINDING_REFN_BIG_w_1314.JPG
L'histoire fait figure de perpétuel recommencement quand elle nous rappelle que les européens sont souvent de meilleurs artisans du film noir américains : les allemands Fritz Lang et Robert Siodmak ou même Billy Wilder ont jadis ouvert la voie, le franco polonais Roman Polanski l'a emprunté dans les années 70. Le danois Nicolas Winding Refn le parcours à son tour aujourd'hui, avec sur nos écrans Drive, l'adaptation du roman de James Salllis, ou encore un polar centré autour d'un cascadeur arrondissant ses fins de mois en cachetonnant comme chauffeur de hold up, un morceau de cinéma enfin, récompensé par le Prix de la mise en scène lors du dernier festival de Cannes.
Autre paradoxe, tout aussi classique : c'est au travers d'un projet dont il n'était pas à l'origine et dont pour la première fois de sa (courte) carrière il n'a pas écrit le scénario, que Nicolas Winding Refn livre son film peut être le plus homogène, en tout cas le plus percutant, probablement le plus personnel tant il ne s'éloigne jamais des obsessions illustrées par ses précédents travaux, la trilogie Pusher ( qui déboule dans quelques jours sur FilmoTV, patience !), Bronson ou le Guerrier silencieux : des héros taciturnes, seuls, isolés face un corpus social et qui ont conscience de leur destin, un destin dont l'accomplissement ne peut être que tragique.
Le troisième paradoxe fait partie de ceux qui mériteraient d'être creusés, sur cette forme unique qui inspirent les cinéastes européens lorsqu'ils filment Los Angeles, Jacques Demy, Jacques Deray, Wim Wenders, John Boorman et donc Nicolas Winding Refn, qui tous livrent une vision originale de la ville, comme si les réalisateurs autochtones ( Michael Mann et son Collateral étant un cas à part) ne voyaient plus ces éléments qui nous sautent aux yeux, des maisons, les autoroutes, les lotissements, les centres commerciaux, les artères sans vie...
De tout ceci, de son film, de ceux qui l'ont inspirés (Bullit ? le Deuxième souffle ?) mais aussi de sa vedette Ryan Gosling, FilmoTV en la personne de Mathilde Lorit s'est entretenu avec Nicolas Winding Refn, de passage à Paris pour assurer la promotion de son film. Une promotion sans difficultés majeures d'ailleurs, vu l'accueil des premiers spectateurs privilégiés. Disons - et vous le constaterez - que l'homme ne ressemble pas en apparence à ses films, enthousiaste, loquace, souriant, persuasif bref le contraire du Ryan Gosling de Drive ou du Mads Mikkelsen du Guerrier silencieux.
Les films associés
Affiche du film DRIVE

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film PUSHER
 
Affiche du film PUSHER 2 - DU SANG SUR LES MAINS
 
Affiche du film PUSHER 3 - L ANGE DE LA MORT
 
Affiche du film LE GUERRIER SILENCIEUX, VALHALLA RISING

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 

FilmoTV vous recommande
Affiche du film LA GRANDE MURAILLE

à partir de

4.99
 
Affiche du film DALIDA

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film OUVERT LA NUIT

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film NOCTURNAL ANIMALS

à partir de

4.99
 
Affiche du film TOUT SUR MA MÈRE

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film MES TRÉSORS

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés