Chin-Feng Wang,
Feng Tien,
Hsiung Chiao,
Lieh Lo,
Mien Fang,
Ping Wang,
Bolo Yeung,
James Nam,
Lung Yu,
Shen Chan,
Wen Chung Ku,
Yukio Someno,
Bong-Jin Jin,
Chi Chu Chin,
Hsing Chung Hung,
Tse Lin Yang
Année de sortie française
Kung Fu Shaw international, Chung Chang-Wha, le coréen de hong-Kong, Chung Chang Wha le coréen de Hong Kong partie 2, Kung Fu Shaw International partie 1, Kung Fu Shaw International partie 2, entretien avec Cho Young Jung
Tournoi, mercenaires, maître, mains, Main de Fer, Kung Fu, Fathi BEDDIAR, Fathi BEDDIAR, élève, culte, La Shaw pour les nuls, Wildside Le jeune Chi-hao est l’élève d'un maître d'arts martiaux réputé. Très doué, il est le vainqueur potentiel d’un tournoi entre écoles de Kung Fu, qui permettra de les départager et de déterminer quelle est la meilleure d'entre elles. Mais, jaloux de Chi-hao, un chef de clan très méchant, accompagné de son fils, lui tend une embuscade avec l’aide d’une bande de mercenaires japonais et lui brise les mains. Chi-hao croit qu'il ne pourra plus jamais pratiquer le Kung-fu. Il est desespéré. Mais, une fois sa convalescence terminée, son vieux maître lui enseignera la technique secrète de la Main de Fer qui va le rendre invincible malgré son handicap...
Réalisé en 1972, LA MAIN DE FER est le 6e film réalisé par Cheng Chang-Wah pour la Shaw Bros. Tout comme LA RAGE DU TIGRE, LA MAIN DE FER bénéficie d'un énorme statut culte en France pour avoir été distribué par René Chateau dans la foulée des films de Bruce Lee. Mais il est aussi une œuvre de référence aux USA car il avait été exploité par la prestigieuse firme Warner Bros, sous le titre FIVE FINGERS OF DEATH, bien avant la sortie d'OPERATION DRAGON. D'origine coréenne, le cinéaste Cheng Chang-Wah a commencé sa carrière à la Shaw Bros avec le film d'action féminin LA DIABLESSE AUX MILLES VISAGES en 1969, alors qu'il avait déjà à son actif près d'une quarantaine de films réalisés en Corée du Sud. LA MAIN DE FER sera le film avec lequel il connaîtra la consécration à travers le monde. Mais à l'instar de King Hu, Cheng Chang-Wah quittera la Shaw Bros. pour travailler en indépendant. Après un bref retour en Corée du Sud, le cinéaste reviendra à Hong-Kong afin d'incorporer la Golden Harvest, la firme rivale de la Shaw, avant de se retirer du circuit en 1977. L'intrigue de LA MAIN DE FER reprend le schéma classique du film de kung-fu qu'affectionne Liu Chia-Liang : deux écoles rivales se disputent la suprématie de leurs styles à travers un prestigieux tournoi d'arts martiaux. Et comme dans tous films de Kung-fu qui se respecte, tous les coups sont permis… Et la superstar Lo Lieh fait montre d'un style brutal que n'aurait pas renié Bruce Lee !
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Parmi ses nombreuses distinctions, LA MAIN DE FER est entré dans l'histoire pour avoir consacré Lo Lieh au panthéon des grandes stars du cinéma d'action. Déjà vétéran de plus d'une vingtaine de films estampillés Shaw Bros., Lo Lieh était davantage reconnu pour ses prestations de faire-valoir de Jimmy Wang Yu, auquel il donnait la réplique dans, entre autres, TIGER BOY, LE TRIO MAGNIFIQUE et LE RETOUR DE L'HIRONDELLE D'OR, tous les trois réalisés par Chang Cheh. Lo avait déjà tenu le haut de l'affiche d'un film Shaw, comme ce fut le cas dans le film d'aventure gothique 12 DEADLY COINS de Xu Xeng-Hong, mais aucun n'avait bénéficié d'un succès conséquent avant LA MAIN DE FER. Suite à cette consécration, Lo Lieh sera l'un des acteurs les plus sollicités du cinéma d'exploitation mondial. Entre autres rôles, on le verra aux côtés de Lee Van Cleef dans le western italien, LA BRUTE, LE COLT & LE KARATé d'Antonio Margheriti, mais aussi dans LES TROIS SUPERMAN DU KUNG-FU de Bitto Albertini, où il croisera Jacques Dufilho, l'interprète de PETAIN de Jean Marboeuf. Durant les années 80, Lo Lieh sera également le parrain officieux de la nouvelle vague de cinéastes à Hong-Kong, apparaissant gracieusement afin de les aider à mettre le pied à l'étrier. De cette manière, Lo est apparu dans L'ENFER DES ARMES de Tsui Hark, STORY OF WU-VIET de Ann Hui et BOYS AND GIRLS de Clifford Choi. Après avoir considérablement ralenti son rythme de carrière dans les années 90, Lo Lieh réapparaît en 2001 dans le drame GLASS TEARS qui était présenté à la semaine de la critique du Festival de Cannes. Ce sera hélas le dernier rôle de la star qui succombera d'une crise cardiaque le 2 Novembre 2002. Ce jour-là, le cinéma Hongkongais a perdu son trésor national le plus précieux.