FAMILY PORTRAITS – UNE TRILOGIE AMERICAINE

Bientôt disponible
Parce que le film de Douglas Buck fait rimer horreur avec auteur
Drame - 2006 - Etats-Unis - 104 MIN - interdit aux moins de 16 ans
Une Amérique meurtrière et suicidaire, violente et coupable, est décrite dans ce triptyque n’ayant pas nécessité moins de huit années de travail. Cutting moments montre l’automutilation comme moyen d’exister pour une femme. Dans Home, un homme massacre sa famille quand il revit son traumatisme d’enfance. Dans Prologue, une jeune fille handicapée à la suite de l’agression d’un pédophile vient dire à la femme de celui-ci la vérité sur son mari...

Réalisé par

6.5 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Cédric Jouarie
Cédric Jouarie
CHRONIQUEUR
Une épouse délaissée, un père de famille discret et une adolescente en quête de réponses : tels sont les trois héros de Family portraits, trois personnages qui résument à eux seuls la face cachée d'une Amérique désespérée, autodestructrice et rongée par la culpabilité. Trois personnages pour trois segments, ou plus exactement trois courts métrages distincts réunis ici en un long par le fil rouge sang du désespoir. L'idée de réunir ses trois courts en un long n'est apparue à Douglas Buck qu'a posteriori. Après, en quelques sortes, qu'il se soit rendu compte lui-même de ses propres obsessions et qu'il y ait vu l'opportunité d'en tirer une œuvre cohérente.

Vous allez donc voir, dans l'ordre, Cutting moments, qu'il a réalisé en 1997, puis Home, fait l'année suivante, et enfin Prologue, qui date de 2003. Trois histoires sans rapport direct les unes avec les autres, mais qui creusent pourtant un sillon unique.
Family portraits ayant été fait dans l'économie particulière du court-métrage, le film traduit immanquablement son manque de moyen, mais ce fameux manque de moyen ne vient jamais amoindrir le propos du réalisateur.

Au contraire, la proximité qu'il en découle ne fait que renforcer la noirceur de l'ensemble ; et prouve, si besoin était, qu'un véritable auteur ne se mesure pas à la taille du budget de ses films !

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Contexte

Douglas Buck

JOHN Q

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