LE PROJET D'ALEXANDRA

Bientôt disponible
Drame - 2003 - Australie - 101 MIN - Tous publics
Steve a tout pour être heureux : une femme aimante, deux beaux enfants, un boulot épanouissant, des collègues chaleureux et une maison coquette. Aussi sa surprise est grande de trouver la maison déserte en rentrant un soir, d'autant que c'est le jour de son anniversaire. En guise de cadeau il se retrouve enfermé et met la main sur une cassette vidéo qu'il visionne aussitôt. La cassette laisse apparaître Alexandra, sa femme, qui lui parle comme elle ne l'a jamais fait. Après l'avoir aguiché, elle lui fait comprendre que la vie avec lui est un enfer, qu'elle a pour amant le voisin, qu'elle s'en va avec les enfants et qu'elle ne reviendra jamais... Steve est abasourdi...

Réalisé par

6.7 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR
L'Australie est un drôle de pays, un continent insulaire en très grande partie désertique, colonisé sur le tard par les Anglais pour en faire un bagne. Nous n'irons pas jusqu'à suggérer qu'il subsiste dans le comportement de ses habitants une tendance à tous les excès. Pourtant force est de constater que les films australiens sont souvent border line, comme on dit, quand ils ne se situent pas carrément de l'autre côté du dérèglement mental. Tout le monde se souvient du récent et très horrifique Wolf creek, qui n'a rien à envier à son pendant américain, Massacre à la tronçonneuse. Alexandra's project ne va sans doute pas aussi loin dans l'horreur, et celle-ci reste essentiellement psychologique. Mais force est de reconnaître que nous sommes durablement déstabilisés. D'autant que l'autopsie du couple qui est effectuée sous nos yeux ne peut pas ne pas rencontrer d'écho dans notre propre vie. Le signataire de cette plongée en apnée dans l'esprit humain n'est autre que Rolf de Heer, l'éclectique réalisateur du très atypique 10 canoës, 150 lances et 3 épouses. Il avait dans les années 90 fait parler de lui avec Bad Boy Bubby, dont le héros était un type peu ragoûtant qui n'avait pas quitté depuis trente ans le sous-sol où sa mère le tenait séquestré. On le voit, le cinéaste ne déteste pas les expériences limite et les esprits dérangés. On ne serait pas surpris non plus d'apprendre qu'il développe une vraie phobie de l'enfermement. Attachez vos ceintures !

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Contexte

Rolf de Heer

NIGHTMARES

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