Arnaud Desplechin

Difficile de résumer le cas Arnaud Desplechin. Même s'il fallait avoir recours à un mot ou une thematique parmi les nombreuses pistes et ramifications de la carrière de ce cinéaste, il faudrait en passer par quelque chose qui ressemble à son cinéma dense et complexe, forcément un mot à tiroir ou à de vertigineuses correspondances. Le plus évident serait alors : famille. D'abord parce que Desplechin s'est rapidement imposé, sans pour autant le revendiquer, comme une figure de proue générationnelle, celle d'un cinéma d'auteur français des années 90, que ce soit par ses affinités avec  sa promotion de l'IDHEC, école de cinéma, où il va croiser  entre autres Pascale Ferran, Eric Rochant ou  Noémie Lvovsky avec qui il collaborera ; le cercle rapproché d'acteurs, de Mathieu Amalric à Emmanuelle Devos. Ensuite parce que son cinéma, observant le monde et ses mouvements par le prisme intime jusqu'à être au bord de l'autobiographie, reste hanté de film en film par l'impact conscient ou inconscient que peut avoir une famille sur ses membres. Desplechin en ayant fait, au gré des variations, le terreau romanesque de son œuvre.
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