Bande Annonce de A.C.A.B. (ALL COPS ARE BASTARDS)Découvrez la bande Annonce de A.C.A.B. (ALL COPS ARE BASTARDS) sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/4169/fond/4169_w_500.jpg
Stefano Sollima
Andrea SartorettiDomenico DieleFilippo NigroMarco GialliniPier Francesco FavinoiAlessandra AntinoriEradis Josende ObertoEugenio MastrandreaRoberta SpagnuoloCarlo Marino AltomonteLivio Beshir

A.C.A.B. (ALL COPS ARE BASTARDS)

105 mn

Note de SensCritique :

6.6 / 10
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Réalisateur : Stefano Sollima.

Casting : Andrea Sartoretti, Domenico Diele, Filippo Nigro, Marco Giallini, Pier Francesco Favinoi, Alessandra Antinori, Eradis Josende Oberto, Eugenio Mastrandrea, Roberta Spagnuolo, Carlo Marino Altomonte. Livio Beshir

Synopsis : Cobra, Nero et Mazinga sont trois policiers italiens confrontés à une société déliquescente où ils ne rencontrent que mépris et hostilité. Peu à peu, ils se réfugient dans une violence qu'ils jugent légitime, mais qui ne fait qu'exacerber la haine que leur voue une partie de la population. Les occasions de chocs frontaux se mutiplient...

Scénario : Barbara Petronio, Daniele Cesarano, Leon Ardo Valenti.
Musique : Mokadelic.
Pays : France | Italie
Tags : Drame, Monsieur l’inspecteur, Policier / Suspense, Politique italienne, Manifs, Des films politiques, Gros durs, Que fais la police ?, super-flics.

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ACAB n’a rien à voir avec le héros de Moby Dick. Ce n’est pas un nom propre, c’est un acronyme. Qui signifie “All Cops are Bastards”, « Tous les flics sont des salauds », un slogan utilisé en Angleterre dans les années 1970 par les skinheads. Mais la haine des forces de police n’est pas l’apanage d’un seul pays. On se souvient que dans les bouillonnantes années 70, les flics américains se faisaient volontiers traiter de porcs. Et personne n’a oublié le fameux « CRS=SS » sortant de certains cortèges de mai 68. ACAB se déroule en Italie, mais sa portée est sinon universelle, du moins des plus étendues. Quel pays peut se targuer de n’avoir jamais connu ces combats de rues d’une violence inouïe qui opposent des populations déracinées et des flics qui ne font ni dans le sentiment ni dans le détail ?
ACAB est inspiré de faits réels, de l’assassinat d'un manifestant lors du G8 de Gênes, en 2001 au passage à tabac d'un supporter de foot par des flics enragés en 2007, les occasions ne manquent pas chez nos voisins Italiens de constater que la société va mal. Il est vrai que le règne ubuesque de Berlusconi a davantage versé de l’huile le feu qu’il n’a apporté de sérénité.  Mais s’il colle à l’actualité, le film n’en est pas moins l’adaptation d’un bouquin homonyme de Carlo Bonini, qui avait quelques temps plus tôt fait grand bruit en portant le fer dans la plaie. L’Italie a clairement mal à, sa police…
Mais si le film décrit la même réalité que le roman, son regard est sans doute différent. Bonini avait eu à cœur de se placer de part et d’autre du fossé qui sépare les flics de ceux dont ils ont pour mission de réprimer les ardeurs. Sollima, le réalisateur, choisit quant à lui de n’exprimer que le point de vue des policiers. Quitte à ne jamais se départir d’une certaine froideur clinique dans la description de la violence. Ce qui n’empêche en rien la fébrilité de ceux qui la pratiquent. Stigmate d’une société clairement en pleine déliquescence. Il est vrai que les CRS français n’ont jamais eu bonne presse non plus. On se souvient de Nuit noire d’Alain Tasma, ou du récent Après Mai, d’Olivier Assayas. Claude Faraldo avait même permis au héros de son film Themroc, interprété par Michel Piccoli, d’un faire rôtir un à la broche…   

ACAB est incontestablement un film efficace. Mais son originalité profonde réside dans la neutralité de son regard. Ou son ambigüité. Une neutralité, une ambiguïté qui fascinent les uns et dérangent les autres. Il est tout aussi licite de voir ici une dénonciation de la dérive fasciste des forces de l’ordre qu’un appel à la répression la plus féroce. Car il n’y a guère de personnages qui suscitent véritablement notre empathie, de part et d’autre. Tout n’est que chaos, tout n’est que haine, racisme, bêtise, violence. Nous sommes plongés tête la première dans la fournaise, la bande-son concourant à rendre plus brûlant encore ce voyage au bout de l’enfer. Le moins que l’on puisse dire, en tous cas, c’est que Stefano Sollima n’est pas un blanc-bec en matière de polar musclé.
Si ACAB est son premier long métrage pour le cinéma, il a fait ses armes pendant des années à la télévision. Réalisant de nombreux épisodes de séries populaires, La Squadra ou Crimini. Avant d’attacher son nom à la série issue de Romanzo Ciminale, le film de Michele Placido.
Mais Stefano Sollima a été à bonne école, son père, Sergio Sollima ayant été en son temps un ardent défenseur du cinéma de genres. Le polar transalpin n’avait pas de secrets pour lui, mais c’est le spaghetti western qui a fait sa renommée. Même si elle n’est évidemment pas à la hauteur de celle de Sergio Leone. Particulièrement prolixe dans le années 60, notre homme est le signataire de La poursuite implacable, du Diable dans la tête, de La cité de la violence, de Saludos, hombre, de Il était une fois en Arizona ou de Colorado. Tout un programme, on en conviendra.  
ACAB est incontestablement un film d’action. C’est aussi un film politique. Le producteur, un certain De Laurentiis, sans doute parent lointain du célèbre Dino du même nom, est un habitué des films qui s’ils ne sont pas directement des films purement politiques n’en portent pas moins un regard acéré sur le monde en général et la société italienne en particulier. Qu’il s’agisse de Piazza Fontana, une fresque signée Tullio Giordana retraçant le début des années de plomb, quand nostalgiques de Mussolini et militants d’extrême-gauche se renvoyaient au visage la responsabilité d’attentats meurtriers. Ou de Terraferma, de Crialese, qui met en présence les habitants d’un village de Sicile et des immigrés africains que certains veulent rejeter à la mer.

La horde sauvage.

Le western italien avait trois piliers, trois metteurs en scène qui portaient le même prénom : Sergio. Il y avait Leone, l'inventeur du genre, Corbucci, le dégénéré et Sollima, le révolutionnaire. Stefano est le fils du dernier, et ça se voit. Comme son père il ne sacrifie ...

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