AMERICAN GIGOLO

Disponible dans le Pass Illimité
Parce que le film fut pensé pour John Travolta qui le refusa
Drame - 1980 - Etats-Unis - 120 MIN - VM - Tous publics

Julian Kay mène grand train à Los Angeles, où il est « chauffeur » ou « interprète » pour de riches femmes plus âgées que lui. En réalité il est gigolo et loue ses charmes. Un soir, dans un bar d’hôtel chic, il fait la connaissance de Michelle, épouse mariée d’un sénateur qui voudrait l’engager, il décline. Puis, pour rendre service à un ami, il se rend à Palm Springs dans la somptueuse demeure des Rheiman. Là, il obéit aux ordres du mari, qui lui intime de brutaliser sa femme Judy, tandis qu’il regarde. Michelle retrouve la trace de Julian et se rend chez lui, ils démarrent une liaison. Quelques jours plus tard, Judy Rheiman est retrouvée morte, et Julian est le principal suspect.

Réalisé par

5.9 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

Un homme jeune, beau, doux, tendre et sexy, qui vend ses charmes à de riches veuves, et reverse la moitié de ses gains à une femme… Voilà qui était assez osé comme portrait de héros masculin, en 1980, aux Etats-Unis. Le rôle de Julian Kay avait été décliné par Christopher Reeve alias Superman ; puis, par John Travolta auréolé de ses succès dans La Fièvre du samedi soir et Grease : après avoir commencé le tournage, celui-ci avait quitté le plateau en désaccord avec la vision du réalisateur.

 

C’est Richard Gere, son sourire en coin et ses abdos affolants qui ont endossé la carrure de ce prostitué mâle. American Gigolo a fait un carton, et immédiatement propulsé Richard Gere au rang de star, après son apparition dans un autre film scandaleux, A la recherche de Mister Goodbar de Richard Brooks aux côtés de Diane Keaton, puis le très beau second long métrage de Terrence Malick,  Les Moissons du ciel.

 

Paul Schrader, jeune scénariste de Yakuza de Sidney Pollack, de Taxi Driver de Martin Scorsese et d’Obsession de Brian De Palma était passé à la réalisation avec Blue Collar en 1978, où il racontait le rapport de trois ouvriers aux syndicats véreux. Il avait, avec son opus suivant, Hardcore, exploré le monde interlope de la nuit et du porno. Il récidive ici en mettant en scène l’univers de la prostitution masculine, hétérosexuelle et homosexuelle. Le scénario traverse plusieurs genres, entre film dossier, documentaire et polar noir, et —contre toute attente, puisque Schrader est un scénariste obsédé par la rédemption doublé d’un cinéphile averti, amoureux du cinéma de Robert Bresson—, il s’agit aussi d’un parcours spirituel.

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