AMNESIA

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Marthe Keller incarne à la perfection une femme qui se dresse contre l'oubli.
Drame - 2015 - France | Suisse - 96 MIN - VM - HD - Tous publics
Ibiza. Début des années 90. Jo a vingt ans, il vient de Berlin, il est musicien et veut faire partie de la révolution électronique qui commence. Pour démarrer, l'idéal serait d'être engagé comme DJ dans le club L'Amnesia. Marthe vit seule face à la mer, depuis quarante ans. Une nuit, Jo frappe à sa porte. La solitude de Marthe l'intrigue. Ils deviennent amis alors que les mystères...
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Les avis surSens Critique
Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

Nous sommes à Ibiza, au début des années 90. Jo, jeune musicien berlinois âgé de vingt ans, voudrait bien travailler à L’Amnesia,  le temple de la musique électronique naissante. Martha, elle vit seule depuis quarante ans dans sa maison face à la mer. Une nuit, le jeune homme frappe à sa porte. C’est le début d’une amitié, alors même que Martha, qui refuse de parler allemand, cultive certains mystères qui troublent Jo… Tel est le point de départ du film de Barbet Schroeder, plus de quarante-cinq après More, le film mythique des années 60 à Ibiza.

Le lien entre Amnesia et More, au delà des années, c’est d’abord Ibiza évidemment et plus précisément cette même maison qui sert de décor principal aux deux films. C’est la maison que la mère du cinéaste avait achetée en 1951. Une maison sans frigidaire, éclairée par la lumière des lampes à pétrole, alimentée par de l’eau de pluie recueillie dans une citerne. D’abord résidence secondaire, cette maison blanche adossée à la colline est devenue une résidence principale. Et c’est naturellement là que Barbet Schroeder tourna More puis Amnesia, dans cette habitation construite en 1931 sur le modèle des maisons paysannes en forme de cubes blancs.

Amnesia, c’est donc une façon pour Barbet Schroeder de revenir sur un  lieu essentiel dans sa vie familiale et dans sa carrière de cinéaste. Un retour aux origines avec en personnage principal une mère qu’incarne Marthe Keller. Une mère d’origine allemande qui, comme celle de Barbet Schroeder dans la réalité, a toujours refusé de parler sa langue maternelle. Né à Téhéran, élevé à Genève puis en Colombie, le cinéaste n’a cessé cependant d’interroger sa mère sur ces origines allemandes sinon refoulées du moins tenues en lisière. Le film, sans être autobiographique, est tout entier traversé par ce passé singulier.

Réalisé par

5.5 / 10

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