Bande Annonce de BEN-HURDécouvrez la bande Annonce de BEN-HUR sur FilmoTVhttp://
William Wyler
Charlton HestonJack HawkinsSam JaffeStephen BoydAndré MorellCathy O'DonnellFinlay CurrieFrank ThringHaya HarareetHugh GriffithMartha ScottTerence Longdon

BEN-HUR

210 mn

Note de SensCritique :

7.3 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : William Wyler.

Casting : Charlton Heston, Jack Hawkins, Sam Jaffe, Stephen Boyd, André Morell, Cathy O'Donnell, Finlay Currie, Frank Thring, Haya Harareet, Hugh Griffith, Martha Scott. Terence Longdon

Synopsis : Au début du 1er siècle, Ben Hur est le fils d'un riche marchant de Jerusalem. Il retrouve Messala, devenu commandant des légions romaines, qui fut son ami d'enfance. Lors d'une parade, une brique manque de tomber sur le gouverneur de Rome. Messala accuse Ben-Hur, envoyé aux galères, pendant que sa mère et sa soeur sont mises en prison. Ben-Hur va tout faire pour revenir se venger.

Scénario : Karl Tunberg.
Musique : Miklós Rózsa.
Pays : Etats-Unis
Tags : Politique / Histoire, Aventure / Action, SensCritique - Best of blockbusters, Récits bibliques, SensCritique - Best of peplums, Autour des Evangiles, Action et aventure des années 50, Oscars.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film

Hollywood a rapidement compris à quel point la Bible pouvait être une intarissable source de scénarios. Et que c’était encore mieux quand des films pouvaient mélanger épopée religieuse et péplum gorgé d’aventures. Ben-Hur, croisement entre allégorie chrétienne et Le comte de Monte Cristo en est un des plus glorieux exemples, le parcours d’un fils de marchand juif de Jérusalem en lutte contre l’hégémonie romaine reste encore un modèle absolu.

Ben Hur a surtout modernisé le genre, jusque là domaine reservé des productions de Cecil B.DeMille comme Les Dix Commandements. Il est encore aujourd'hui dans toutes les mémoires de spectateurs. Pas seulement pour la performance de Charlton Heston en esclave rebelle, mais aussi grâce à certaines séquences comme la course de chars dans l'arène, devenue une des scènes les plus incroyables du cinéma.

Ben Hur est né dans l’imagination de Lew Wallace, un général de l’armée confédérée américaine qui raconta ses aventures dans un roman, énorme best-selller en 1880. Après le triomphe d’une adaptation théâtrale, le cinéma s’y intéresse pour une première version en 1907, puis une seconde en 1925. En 1954, la MGM en lance une troisième, afin de profiter de la fructueuse mode des péplums alors en cours. Il faudra quatre ans pour que le premier clap de tournage soit lancé. Le temps de trouver les acteurs (Paul Newman, Burt Lancaster ou Kirk Douglas ayant décliné le rôle de Ben-Hur) mais aussi d’écrire un scénario contournant la censure très frileuse alors sur toute allusion à la religion, à la nudité et à leur représentation à l’écran. Charlton Heston, fut d’abord vu comme une solution de dépannage : il avait passé des auditions pour le rôle de Messala, mais on lui proposa celui de Ben-Hur, non seulement parce que la production arrivait à épuisement des candidats, mais aussi, parce que William Wyler, appuyé par la MGM avaient vendu le film à la censure comme non pas une métaphore biblique mais sur la colonisation de l’Amérique par les Anglais, symbolisés par les Romains, par conséquent tous joués par des acteurs anglais. C’est ainsi que Stephen Boyd hérita du personnage de Messala.

Quand à la fameuse scène de course de chars, il fallut cinq semaines pour la tourner. Pas tant par sa complexité technique que parce que des architectes se disputaient la véracité du style du  décor du cirque où elle se déroule, certains jurant qu’il devait être dans une architecture romaine, d’autres phénicienne. Andrew Marton, réalisateur de seconde équipe qui la dirigea, voulut y inclure les authentiques images du vol plané que fit le fils du superviseur des cascades, se rattrapant de justesse à l’attelage d’un des chars, y ajoutant au montage des plans rapides d’Heston. Il craignait que Wyler, connu pour sa réputation d’ultra perfectionniste, ne découvre le subterfuge et demande à ce que la poursuite entière soit retournée. A la sortie de projections des rushes, le réalisateur trancha en disant à Marton : Good job ! Il faut croire que Wyler était fatigué ce jour-là pour avoir laissé passer les nombreuses erreurs de continuité de cette séquence, ou la montre-poignet portée par un des souffleurs de trompettes...