CELLES QU'ON N'A PAS EUES

1980
105 mn
Parce que Pascal Thomas s'essayait au film à sketches comme ses maîtres italiens
Ce film n’est plus disponible
Dans un compartiment de train, six hommes se racontent successivement leurs déboires sentimentaux. Leurs aventures sont souvent amusantes, parfois étranges, mais elles leur ont toujours laissé un sentiment d'inachevé. Justin, par exemple, explique comment il a provoqué la mort du caniche de sa maîtresse...
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Comédie
France
Tous publics

1 min avant
2 min après
Les avis sens critique
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Sorti en février 1981, Celles qu’on n’a pas eues renoue avec une structure narrative qui était passée de mode dans le cinéma français, mais restait toujours prisée par les Italiens : le film à sketches. Ecrits par le critique de cinéma Jacques Lourcelles, sur des idées de Pascal Thomas et Roland Duval, les différents récits illustrent les amours manquées de six personnages, racontés par les passagers d’un compartiment de train.

Pascal Thomas, dont c’était le septième long métrage, continue une œuvre fondée sur la chronique sentimentale, l’observation attentive de la société et une tendresse amusée pour ses personnages, ciselée par de brillants comédiens, dont Bernard Menez qu’il contribua à révéler. Un film à sketches n’est jamais totalement satisfaisant. Quelques segments sont convenus, particulièrement celui avec Michel Galabru en propriétaire viticole cherchant à pousser son fils dans les bras de la fille d’un riche notable, lors d’une chasse à courre. Bernard Menez, en dragueur impénitent, sombre dans le graveleux. Mais le film trouve sa richesse dans des changements de registre parfois surprenants, où pointent l’insolite fantastique, l’humour noir ou la mélancolie.

En ouverture, Michel Aumont est d’une lâcheté risible, aux prises avec une pianiste virtuose amatrice de Stockhausen ; le sketch intitulé « La chute d’un corps » est d’une brièveté féroce ; Jacques François se délecte dans les digressions d’un récit en noir et blanc frisant la psychose et qui voit un thanatopracteur aux prises avec une morte ressuscitée. Le récit final, situé dans la campagne française d’après-guerre, prend des couleurs automnales et un goût d’amertume.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver SEXE FOU (De Dino Risi, 1973. 8 sketches sur les moeurs amoureuses et le sexe par l'un des maîtres italiens du genre.) ou encore CET OBSCUR OBJET DU DÉSIR (De Luis Bunuel, 1977. Tout le récit est raconté en flash-back dans un compartiment de train aux autres voyageurs.).