Bande Annonce de CHAQUE SOIR À NEUF HEURESDécouvrez la bande Annonce de CHAQUE SOIR À NEUF HEURES sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/3117/fond/3117_w_500.jpg
Jack Clayton
Dirk BogardeJohn GugolkaLouis Sheldon WilliamsMargaret BrooksPamela FranklinGustav HenryMark LesterParnumwallacePhoebe NichollsYootha JoyceAnnette CarellAnthony NichollsClaire Davidson

CHAQUE SOIR À NEUF HEURES

101 mn

Note de SensCritique :

7.8 / 10
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Réalisateur : Jack Clayton.

Casting : Dirk Bogarde, John Gugolka, Louis Sheldon Williams, Margaret Brooks, Pamela Franklin, Gustav Henry, Mark Lester, Parnumwallace, Phoebe Nicholls, Yootha Joyce, Annette Carell, Anthony Nicholls. Claire Davidson

Synopsis : Dans une vieille maison, une femme élève seule ses sept enfants. Quand elle meurt, ceux-ci l’enterrent au fond du jardin et renvoient la femme de ménage. Ils s’organisent pour que le monde extérieur ne se rende pas compte de leur situation. Jusqu’au jour où leur père revient. L’homme est sympathique, mais c’est un escroc perclus de dettes. Il réussit à capter la confiance de ses enfants mais projette de revendre la maison. Les gamins voient rouge…

Scénario : Haya Harareet, Jeremy Brooks.
Musique : Geroges Delerue.
Pays : Royaume-Uni
Tags : Fantastique / Horreur, Des anglaises, Intrus.

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7.99
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Chaque soir à neuf heures met en scène des enfants, ce n’est pas pour autant un film pour enfants. Ce n’est pas même un film aimable, souriant, qui s’extasie devant la douceur de ces chères têtes blondes. Ce n’est pas La Mélodie du bonheur, réalisé deux ans plus tôt, où une sœur défroquée se charge de l’éducation de sept marmots dont la mère est morte.

Les personnages sont radieux, rayonnants, et n'était la menace que fait régner l’avancée des soldats allemands, tout irait pour le mieux dans le film de Robert Wise. Les enfants de Chaque soir à neuf heures sont également sept, mais l’ambiance qui règne à la maison n’est pas aussi enjouée. Si la mère est également morte, le père est absent. Nulle novice ne vient frotter sa foi à l’épreuve du quotidien des gamins. Et ceux-ci restent seuls. En prenant soin de se comporter vis-à-vis du monde extérieur comme si leur mère était encore de ce monde. Pour ne pas avoir à faire avec la DDASS britannique, être dispersés et placés dans des foyers. Sur un ton très différent, Jacques Fansten reprendra l’idée dans les années 90 avec La Fracture du myocarde, en brossant le portrait d’un gamin qui cache la mort de sa mère et reçoit l’aide de tous ses camarades de classe, complices et unis contre toute intrusion du monde adulte.

Sans être aussi terrifiants que les enfants livrés à eux-mêmes sur une île déserte dans Sa Majesté des mouches, les sept frères et sœurs du film de Jack Clayton sont plus sombres. Il y a quelque chose d’inquiétant, voire de morbide dans le quotidien que les gamins instaurent. La présence de la mère défunte imprègne les lieux. Et les enfants célèbrent un rituel qui nous angoisse plus qu’il ne nous touche. Avant que ne survienne un intrus, en l’occurrence leur père, incarné par le toujours classieux Dirk Bogarde… Mais cela est une autre histoire…

Réalisé en 1967, le film de Jack Clayton n’est sorti en France que six ans plus tard. Sans doute les distributeurs, perplexes, ont-ils eu du mal à ranger le film dans un tiroir et à lui coller une étiquette.

Il faut dire qu’en 1967, Londres n’était que fantaisie. Les Beatles sortaient leur très baroque Sergeant Pepper’s lonely hearts club band et Richard Lester incarnait au cinéma un surréalisme souriant. Tous les curieux, tous les artistes convergeaient vers la capitale anglaise. A commencer par Michelangelo Antonioni, qui restituait l’ambiance folle du swinging London dans son inoxydable Blow up. Pendant que certains continuaient à creuser le sillon d’un cinéma fantastique de qualité, initié par la Hammer. Pendant que les jeunes gens en colère, les Lindsay Anderson, les Tony Richardson continuaient à dénoncer les raideurs d’une société figée. Avant que Ken Loach ne vienne à son tour élargir la veine du cinéma social. Or Chaque soir à neuf heures n’appartient à aucun de ces courants. C’est un film précieux, hors du temps, incertain.

Un peu à l’image de son signataire, Jack Clayton. Car ce pro du septième art, ayant peu ou prou exercé tous les métiers, notamment celui de producteur – c’est lui qui a produit Moulin rouge, de Huston - reste méconnu. Sans doute la rançon de son éclectisme. Il a signé sa première réalisation en adaptant Le Manteau, de Gogol. Avant de connaître un succès mondial avec Les Chemins de la haute ville, une acerbe critique de la société anglaise qui valut à Simone Signoret un Oscar de la meilleure actrice à Hollywood. Mais beaucoup considèrent que Les Innocents est son meilleur film. Adapté d’un roman d’Henry James par Truman Capote, le film est d’un exquis raffinement. Avec Clayton le fantastique tourne le dos aux effets horrifiques pour mieux pénétrer nos âmes. Notre homme n’a pas tourné beaucoup de films, il s’est parfois un peu perdu  - son adaptation de Gatsby le magnifique, de Scott Fitzgerald recèle quelques fissures. Mais on ne peut pas en tous cas l’accuser de manquer d’ambition.

Conte de la mère morte.

Il m'a mis une bonne claque le père Clayton sur ce coup là... je m'y attendais pas. Une famille de sept enfants voient leur mère gravement malade mourir dans son lit, les laissant seuls dans la grande maison de banlieue. Pour éviter l'orphelinat, ils l'enterrent au fond du ...

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FoxmcCost

Nobody Knows

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Vivienn

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RC88
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