DRESSÉ POUR TUER

Bientôt disponible
Parce que le film - tiré de Romain Gary et d'une histoire vraie - est le dernier tourné par Samuel Fuller aux Etats Unis
Fantastique / Horreur - 1982 - Etats-Unis d'Amérique - 87 MIN - Tous publics
Plusieurs personnes succombent, victimes de morsures d'une rare violence et la police n'arrive pas à retrouver l'animal à l'origine de ce carnage. Et pour cause ! Le chien-loup a été recueilli par une jeune femme qui, après l'avoir accidentellement renversé, tente d'en faire un animal de compagnie...

Réalisé par

7.1 / 10
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Les avis surSens Critique
Sylvain Angiboust
Sylvain Angiboust
CHRONIQUEUR

En 1982, Dressé pour tuer est le vingtième long métrage de Samuel Fulller sur vingt-deux au total. De J’ai tué Jesse James en 1949 à Sans espoir de retour en 1989, en passant par Le Port de la drogue et Shock Corridor, ses films, qu’ils s’inscrivent dans les genres du western, du polar, du film d’action ou de guerre, sont tous traversés par la violence, la folie, la haine, le racisme, la trahison. Tous thèmes qu’il dénonce.

Sam Fuller eut plusieurs problèmes avec la censure, dès ses premiers scénarios refusés par les studios, et son troisième long métrage comme auteur et réalisateur, J’ai vécu l’enfer de Corée. Puis, en 1953, Pickup on South Street, son sixième opus, un thriller remarquable, qui, malgré une récompense à Venise, mettra huit ans à atteindre les écrans français avec un changement de narration (ce n’est plus un microfilm russe mais de la drogue recherchée par les malfrats qui mène l’action) et un nouveau titre :  Le Port de la drogue. D’autres films, comme China Gate, seront interdits chez nous et dans quelques autres pays d’Europe.

Quant à Dressé pour tuer, avant même d’être fini, et donc montré, il fut hâtivement considéré comme un film raciste, la Paramount prit peur et ne le distribua que dix ans plus tard sur le territoire américain. Lorsqu’il reprit ce projet, à la demande du studio Paramount, qui commençait à désespérer, après l’arrêt de plusieurs scénarios et l’abandon de plusieurs réalisateurs pressentis, dont Roman Polanski, de produire un jour ce qu’ils voulaient être l’équivalent des Dents de la mer, mais avec un chien (en anglais : «Jaws with paws»), Fuller connaissait le matériau d’origine, roman de Romain Gary publié dans Life Mafazine à la fin des années 1960 et aussi l’un des scénaristes ayant planché sur le script, son ami Curtis Hanson. Le thème d’un chien dressé par des racistes pour devenir un «chien blanc», c’est-à-dire un molosse attaquant systématiquement tous les gens de couleur noire appartenait complétement aux préoccupations du réalisateur. Il en fit un film d’action et d’épouvante, efficace et haletant, dont le fond, aujourd’hui encore, est d’une puissance terrible.

Le contexte

Kristy Mcnichol

Un autre chien méchant, transformé en prédateur par des expériences scientifiques.

Samuel Fuller

Le titre de ce film hongrois est un hommage transparent à celui de Fuller. C'est une fable cruelle, où les meilleurs amis de l'homme se rebellent.

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