Bande Annonce de EDUCATION ANGLAISEDécouvrez la bande Annonce de EDUCATION ANGLAISE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2115/fond/2115_w_500.jpg
Jean Claude Roy
Jean AntolinosJean Claude DreyfusObaya RobertsVéronique CatanzaroVéronique GuillaudAndré DuponBernard MussonBrigitte LahaieCaroline LaurenceCatherine NoëlCornélia WilmsEloïse BeauneFrançois ViaurJack GatteauMarcelle BarreauPierre RischRoger Trapp

EDUCATION ANGLAISE

88 mn

Note de SensCritique :

/ 10
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Réalisateur : Jean Claude Roy.

Casting : Jean Antolinos, Jean Claude Dreyfus, Obaya Roberts, Véronique Catanzaro, Véronique Guillaud, André Dupon, Bernard Musson, Brigitte Lahaie, Caroline Laurence, Catherine Noël, Cornélia Wilms, Eloïse Beaune, François Viaur, Jack Gatteau, Marcelle Barreau, Pierre Risch. Roger Trapp

Synopsis : France, années 30. Victime du cynisme de son tuteur, la jeune Sylvie Dumarçay est placée dans une pension dirigée par une directrice sévère, adepte des châtiments corporels hérités des méthodes anglaises. Un truand en fuite s'y réfugie et se travestit en répétitrice pour se cacher de la police. Il séduit la directrice et fait bientôt régner un climat pervers, usant de son autorité pour assouvir ses penchants sadiques. Peu à peu, Sylvie passe du statut de victime éplorée à celui de bourreau, découvrant, avec l'aide experte de "la répétitrice", tout le plaisir qu'elle peut prendre à faire souffrir les autres. Elle prendra ainsi sa revanche sur son tuteur.

Scénario : Jean Claude Roy.
Musique : Philippe Bréjean.
Pays : France
Tags : Érotique, Entre deux guerres, Education, Sexe vintage, Interdits aux moins de 16 ans, Fantasmes au féminin.

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« Sade dans les chaumières à la portée des spectateurs du boulevard Barbès. » Ainsi parla un membre de la Sous-commission du CNC pour disqualifier, non sans une pointe de racisme, Education anglaise. Il y a belle lurette que nous, cinéphiles déviants, prenons à contre-pied les diatribes morales des curés et des censeurs. Plus ceux-là s’offusquent, plus nous flairons l’œuvre de qualité. Laquelle ne s’inspire pas tant de Sade que de toute une littérature flagellante surannée, située dans l’entre-deux-guerres, mais qui n’avait jusqu’alors jamais inspiré les cinéastes.

Son producteur-réalisateur, Jean-Claude Roy, reprend le contexte social antisémite du Journal d’une femme de chambre de Bunuel pour y recréer l’univers fétichiste obsessionnel de ces romans, renfermés sur leurs fantasmes. Il respecte les lois du genre : une orpheline naïve et vierge en proie aux vices des adultes dépravés et un lieu clos ô combien propice aux égarements, une pension de jeunes filles où règne une discipline stricte, inspirée des méthodes dites anglaises. Tout est donc réuni pour un théâtre qui répartit les rôles entre domination et soumission.

Saphisme au dortoir et fessées pédagogiques sont des amuse-gueules face aux jeux dégradants imaginés par la nouvelle gouvernante, personnage central du récit, grâce à qui tout se dérègle. L’idée de génie est d’avoir fait jouer cette éducatrice sadienne par Jean-Claude Dreyfus. Ambigu et travesti, il fait basculer le film dans une fébrilité sexuelle qui justifie l’érotisme le plus baroque. On oublie alors les allusions politiques aux Croix-de-feu du colonel de La Rocque pour savourer avec gourmandise des moments de pures fantaisies SM comme nous en avions rarement vus en 1983 dans un film français.

Education anglaise. Le film a rempli toutes les promesses du titre : harnachements de cuir, fouets, brimades, bondage, léchage de mules, s’aventurant même vers des jeux encore plus singuliers qui font de Jean-Claude Roy un connaisseur attentif de cette littérature fétichiste de second rayon. L’animalisation est le moteur des passages érotiques les plus intenses : Sarah, nue et à quatre pattes, faisant la chienne, et la course de chars antiques avec les pensionnaires attelées comme des juments, un mors aux dents.

Dans ces moments, la pathologie sexuelle n’est pas loin, soutenue par le jeu inspiré de Jean-Claude Dreyfus. Le comédien n’avait pas encore tourné Délicatessen mais s’était fait connaître au cabaret transformiste de la Grande Eugène, en tant qu’Erna von Scratch, parodiant Barbara Streisand. Il apporte donc à la matrone Georgina toute la crédibilité nécessaire. La même année, il fait aussi une apparition dans Fitzcarraldo, travesti en Sarah Bernhardt.

Excepté ce personnage, certainement enrichi par Dreyfus dont on perçoit la jubilation, la psychologie des autres rôles n’est guère crédible. Mais s’agit-il d’une faiblesse ? Nous pouvons plutôt voir là la fidélité à ces récits littéraires immuables, construits autour de situations attendues, avec des personnages stéréotypés, caricatures de maîtres et d’esclaves. Il n’y a aucun réalisme à chercher, mais des images fortes, comme les hors-texte suggestifs qui ornaient ces ouvrages. Qu’importe donc le jeu parfois hasardeux d’Obaya Roberts, transfuge du porno, passant sans transition de victime à domina, puisque sa plastique irréprochable sied particulièrement au port du cuir. Sans explication, le tuteur cynique se changera donc soudain devant elle en carpette pleine de dévotion. Tenant un filon qui l’inspire, Roy récidivera en 1985 avec Dressage, autre réussite de naïve perversité rétro.

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