L'ODYSSéE SIBéRIENNE

À partir de 8.99 €
Pour un film démarrant sur les bords du lac Baïkal à 9heures du matin, par -25°  quand même
Documentaire - 2006 - France - 90 MIN - VF - Tous publics
Nicolas Vanier relie le lac Baïkal à la place Rouge à Moscou en traîneau, tiré par des chiens. Une aventure hors du commun qui lui permet d'entrer en communion avec une nature souvent hostile mais généreuse. Un lien s'établit également avec les autochtones croisés sur le chemin et bien sûr avec les dix chiens de l'équipage.
7 / 10
1MNavant
2MNaprès
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Nicolas Vanier n’est pas Ulysse, et il n’attend pas de trouver un Homère pour raconter son Odyssée, il le fait lui-même. Par le biais de conférences, de livres, de films. Mais il a un autre avantage sur Ulysse, qui a calé après être rentré à Ithaque, Nicolas Vanier enchaîne les voyages, collectionne les aventures. Cette équipée sibérienne a été précédée et suivie de plusieurs autres, tout aussi époustouflantes. Soit la traversée d’une partie de la Russie sibérienne pendant l’hiver 2005-2006, depuis Irkoutsk sur les bords du lac Baïkal jusqu’à la Place Rouge de Moscou, soit 8 000 kilomètres en traîneau à chiens. A noter que notre homme a mené une expédition complémentaire entre la fin décembre 2013 et la mi-mars 2014, reliant cette fois-ci la côte Pacifique de la Sibérie jusqu'aux rives du Lac Baïkal, son point de départ en 2005.

A chaque fois les enjeux, les plaisirs, les défis sont identiques. L’idée est de communier avec la nature, à la fois hostile et superbe, qui ouvre ses étendues glacées à la découverte. On voit dans le film ce que Nicolas Vanier a tiré de son expédition. Le froid, le vent, l’immensité sont autant d’adversaires auxquels il n’est pas toujours facile de se mesurer. Mais comme chacun sait, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, Mais au-delà de l’exploit physique, le film témoigne d’une exceptionnelle expérience humaine. Vanier sait se lier avec les rares autochtones croisés au hasard des routes. Mais surtout il laisse percer son amour pour les chiens de traîneau, ses intimes pendant toute la durée du voyage. Sans rien cacher des difficultés rencontrées, ni de la peine qui a été la sienne après la mort de l’un d’eux, égorgé pendant la nuit par ses compagnons.

Ce que ne montre pas le film en revanche, c’est la façon dont le tournage s’est fait. Si l’on aperçoit ici ou là les deux compagnons qui escortent Nicolas Vanier et qui de toute évidence constituent son équipe de tournage, rien n’est montré ou dit des difficultés de la chose, que l’on imagine extrêmes. Se servir d’une caméra quand il fait moins 50°, que la neige vous enveloppe et que la nuit avance n’est a priori pas des plus aisés. Mais à voir les images que Vanier a rapportées, le jeu en valait manifestement la chandelle.

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