LES AMANTS ETERNELS

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Comédie - 1963 - Hong-Kong - 126 MIN - Tous publics
Issue d'un milieu aisé, Chu Ying-tai (Betty Loh Ti) est une jeune fille capricieuse mais très maligne, qui s'ennuie ferme dans la demeure familiale. Souhaitant plus que tout étudier à l'école Ni Shan, un lieu réservé exclusivement aux garçons, elle réussi à convaincre ses parents (Ching Miao & Ouyang Shafei) de la laisser y aller, après leur avoir fait un petit numéro ...
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Les avis surSens Critique
Frédéric Ambroisine
Frédéric Ambroisine
CHRONIQUEUR
Contrairement à Chang Cheh et Liu Chia-liang, dont les films  ont su passer les frontières occidentales dès les années 70 et 80 grâce au cinéma d’arts martiaux, Li Han-hsiang, premier grand réalisateur issu des studios Shaw Brothers, dont les succès locaux furent à la fois artistiques et commerciaux, n’a, de façon surprenante, jamais eu droit à une distribution en salle en France.

Une impasse insensée des distributeurs de l’époque qui est peut être du au fait que ce génie du 7e art n’a quasiment réalisé aucun film d’action de sa carrière. Cela n’empêchait pas ses films d’être très populaires dès la fin des années 50, avant même que le film de sabre ne soit à la mode.

Auteur d’œuvres flamboyantesà gros moyens, Li Han-hsiang avait deux genres de prédilections dans la première partie de sa carrière : les drames historiques et le huangmei diao, plus communément appelé huangmei opera. Datant de 1963, Les amants éternels fait partie de ce genre très spécifique au cinéma de Hong Kong, s’inspirant de l’opéra chinois,  qui n’a pas vraiment d’équivalent en occident.
Issu d’un ancien folklorechinois, l’histoire des Amants éternels se déroule pendant la dynastie des Jin orientaux, située entre l’an 317 et 420 après J-C.  Cette romance tragique entre une jeune fille riche déguisé en garçon, et son camarade de classe issu d’un milieu modeste, fut la source d’inspiration de nombreuses œuvres, allant des poèmes classiques aux pièces de théâtres, en passant par des ballets, opéras traditionnels, peintures, ballades folk, concertos, bandes dessinés, romans, timbres postes, séries télévisés et long métrages.
Lors de sa sortie en Asie du sud-est, le film de Li Han-hsiang fut sans conteste l’adaptation cinématographique la plus populaire de cette belle et émouvante histoire, considérée comme le « Roméo et Juliette » de l’Extrême-orient.

Réalisé par

6.9 / 10
Le contexte

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