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Jean Dewever
Danielle GodetHenri MaikPaul MerceyPierre ColletSerge DavriAlbert HehnBernard VerleyEvelyne Lacroix

Les honneurs de la guerre

85 mn

Note de SensCritique :

7.3 / 10
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Réalisateur : Jean Dewever.

Casting : Danielle Godet, Henri Maik, Paul Mercey, Pierre Collet, Serge Davri, Albert Hehn, Bernard Verley. Evelyne Lacroix

Synopsis : A quelques heures de la Libération, en province, un bataillon allemand en déroute et pressé de rentrer en Allemagne se replie dans un village qui avait commencé à fêter en avance l'arrivée des Américains. Les villageois ripostent. Un mort dans chaque camp. Les Français se réfugient dans l'église. Avec les Allemands, ils obtiennent un accord pour être libérés à 17 heures, à condition qu'ils n'ouvrent plus le feu. Le village voisin surveille les évènements. Tous sont d'accord avec cette négociation, pressés d'en finir avec la guerre. Survient un officier allemand qui se méfie de la parole des Français et préfère se rendre aux Américains. Pour lui, les Français ne sont pas des militaires mais des terroristes. C'est le début d'un malentendu qui provoquera un drame inattendu en cette belle journée ensoleillée où chacun ne pensait plus qu'à fêter la Libération ou à rentrer en son pays.

Scénario : Jean-Charles Tacchella.
Pays : France

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Août 1944, un bel été en Provence. Les troupes américaines progressent. Un bataillon allemand en déroute se replie dans un village qui fêtait trop vite la Libération. Les Français ouvrent le feu. Un jeune soldat est mortellement blessé, un villageois pendu, les habitants réfugiés dans l’église. Fatigués, désabusés, les Allemands négocient avec les Français, décidés à les libérer à 17 heures. A quelques kilomètres, un autre village suit les évènements. Les deux camps n’ont qu’un seul souhait : tourner la page de la guerre. L’arrivée d’un officier allemand, se méfiant de la parole des Français, provoque une nouvelle tension.

Les Honneurs de la guerre, tourné par Jean Dewever en 1960, ne défend aucune idéologie politique. C’est un pamphlet pacifique certes mais surtout une comédie humaniste, à l’ironie grinçante, montrant l’absurdité de la guerre et renversant tous les stéréotypes du genre. « J’ai voulu montrer, dit-il, comment des gens perdent la paix. Le seul bénéfice de leur héroïsme inutile, ce sont les honneurs de la guerre, qu’ils se verront attribuer, dérisoirement. » Nous sommes donc aux antipodes des hagiographies de la résistance conçues depuis 1945. Il n’est pas non plus question de diaboliser l’ennemi. Dewever montre avec simplicité et réalisme deux camps victimes d’un manque de communication, pointant leur ressemblance, leur désarroi, leur lâcheté aussi, parfois leur bêtise.

Attaché à ses personnages, Dewever refuse tout spectaculaire, reléguant les rares combats au hors-champ. Cette retenue singulière fut soulignée en son temps par Luc Moullet dans Les Cahiers du Cinéma : « La mise en scène s’inscrit dans le cadre de la qualité française, qui ne pouvait pas ne pas avoir influencé Dewever, ex-assistant de métier. Mais, mieux que Clair, Clément et Duvivier, Dewever supprime le conventionnel et les impuretés qui nous faisaient détester ce style, à commencer par l’usage de la musique, les effets de montage et la structure dramatique. »

Tournée en pleine tourmente algérienne, cette fable lucide, débarrassée de toute propagande, subit une censure perfide. Le film ne fut pas interdit, mais les exploitants le boycottèrent. Il fut refusé par de nombreux pays, notamment les pays de l’Est. Il ne sortit que dans une seule salle, début août à Paris. Cet échec commercial programmé brisa la carrière cinématographique de Jean Dewever, qui dut ensuite se consacrer à la télévision et ne tournera qu’un deuxième long métrage en 1970, Les Jambes en l’air, à la carrière lui aussi très confidentielle.

Puisqu’il n’y avait aucun héroïsme à célébrer, puisque chaque personnage était sur le même plan de traitement, le film s’appuie sur une distribution sans vedettes, puisant dans le vivier traditionnel des seconds rôles, enfin promus à des personnages de premiers plans. Comme Paul Mercey, rondeur joviale qu’appréciait Jean Yanne. Ou le méridional Ardisson que Renoir avait fait débuter en 1937 dans La Marseillaise. Ou encore Gaby Basset, ancienne jeune première piquante des années 30. Certains trouvent leur meilleur rôle, comme Pierre Collet, planton familier du commissariat des 5 Dernières Minutes et des films de Gabin, ou Danielle Godet, vamp stéréotypée de série B, dont la séduction révèle enfin une belle fragilité.

Tous apportent l’authenticité que recherchait le cinéaste et qui l’a aussi conduit à traverser le Rhin, avec son scénariste Jean-Charles Tacchella, pour choisir des interprètes allemands parlant leur propre langue. Certains avaient même fait la guerre et modifièrent quelques comportements qu’ils estimaient contraires à la psychologie du soldat allemand. Le portrait de ces militaires fatigués, décidés à se rendre, déplut aussi aux distributeurs allemands qui rebaptisèrent le film du titre aberrant de : Ceux qui se rendent aux chiens. 

Radiographie de l'héroïsme

1944, fin de la Guerre, les américains approchent. Quelques résistants sont encore prisonniers dans l'église d'un village qui n'est plus tenu que par quelques allemands découragés et prêts à se rendre ou à sortir des rangs pour en finir au plus vite. Une suite de malentendus, ...

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