VIERGE SOUS SERMENT

À partir de 2.99 €
Drame - 2015 - Italie - 84 MIN - VO - HD - Tous publics

Hana a grandi dans un petit village reculé d’Albanie où il ne fait pas bon être une femme. Pour échapper à une encombrante tutelle masculine, elle n’avait qu’une solution dictée par une tradition ancestrale : faire le serment de rester vierge à jamais pour avoir le droit de vivre comme un homme.
C’est ainsi qu’elle est devenue Mark et a vécu l’âpre quotidien des hommes dans la montagne. À la mort de son père, elle a pu aller rejoindre Lila, sa sœur cadette en Italie. Mais va-t-elle pouvoir y rester fidèle à son serment ? 

Réalisé par

6.7 / 10
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Les avis surSens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Le thème de Vierge sous serment renvoie à une tradition ancestrale albanaise dont on recense encore une centaine de cas aujourd’hui. Dans ce pays régi par le Kanun, un code pénal élaboré à l’époque de la domination ottomane, c’était le seul moyen pour les femmes d’avoir accès à tous les droits réservés aux hommes. Pour pouvoir porter une arme, fumer et boire dans des lieux interdits aux femmes, les jeunes filles, après leur puberté, alors qu’elles sont encore vierges, devaient faire le serment de renoncer à perdre leur pucelage. Et ce lors d’une cérémonie très officielle devant douze hommes du village.

En lisant le roman d’Elvira Dones, qui raconte un de ces cas de vierge sous serment, l’Italienne Laura Bispuri a tout de suite su qu’elle voulait en faire son premier long métrage. Cette histoire hors du commun l’intriguait. En même temps, elle était persuadée que le destin de Hana/Mark recoupait des thèmes plus universels que le laissait entendre son contexte albanais. La jeune Italienne s’est donc battue pour monter ce film qui, selon elle, devait filer la métaphore de la relation entre la liberté des femmes et le monde. 

Cette universalité du propos ne l’a pas empêché de veiller à ce que son film soit très ancré dans la culture albanaise dont elle s’est totalement imprégnée. Ses coutumes, son code pénal, mais aussi ses chansons, ses paysages, Laura Bispuri a voulu tout savoir, tout connaître. Et elle avoue s’être pris de passion pour ce pays et ses habitants. Au point d’avoir du mal à en rester trop longtemps éloignée

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