Parce qu'il existe au cinéma des personnalités avec vraiment de la personnalité
Parce qu'il existe au cinéma des personnalités avec vraiment de la personnalité
Ainsi que le constate Laurent Delmas dans la discussion qu’il anime sur le plateau de FilmoTV, « il y a du cinéma tout court », c’est-à-dire un cinéma constitué de long mais aussi de courts métrages, plus de 500 officiels par ans, probablement bien davantage avec le développement des circuits et des techniques qui les accompagnent. Leur univers ? Aussi riche que celui du long, avec ses auteurs, ses genres, ses festivals, mais également un univers marqué souvent par sa liaison avec celui du long Le court métrage peut constituer une porte d’entrés pour des œuvres plus traditionnelles mais aussi parfois des brouillons, et surtout des moments de cinéma autonomes et cohérents. Avec l’aide de l’Agence du Court Métrage, FilmoTV a donc sélectionné 25 titres, classés arbitrairement en quatre catégories, des films distingués en festival, des films signés de noms illustres, des films de genre et des classiques enfin. Pour commenter ce panorama, sont venus pour s’exprimer Stéphane Kahn, programmateur de l’Agence du Court Métrage, ainsi que deux réalisateurs, Cédric Klapisch et Guillaume Rieu. Leurs films, respectivement In Transit et Tarim le brave contre les mille et un effets, sont bien sûr à l’ordre du jour, deux générations, deux styles, deux personnalités…
Ainsi que le constate Laurent Delmas dans la discussion qu’il anime sur le plateau de FilmoTV, « il y a du cinéma tout court », c’est-à-dire un cinéma constitué de long mais aussi de courts métrages, plus de 500 officiels par ans, probablement bien davantage avec le développement des circuits et des techniques qui les accompagnent. Leur univers ? Aussi riche que celui du long, avec ses auteurs, ses genres, ses festivals, mais également un univers marqué souvent par sa liaison avec celui du long Le court métrage peut constituer une porte d’entrés pour des œuvres plus traditionnelles mais aussi parfois des brouillons, et surtout des moments de cinéma autonomes et cohérents. Avec l’aide de l’Agence du Court Métrage, FilmoTV a donc sélectionné 25 titres, classés arbitrairement en quatre catégories, des films distingués en festival, des films signés de noms illustres, des films de genre et des classiques enfin. Pour commenter ce panorama, sont venus pour s’exprimer Stéphane Kahn, programmateur de l’Agence du Court Métrage, ainsi que deux réalisateurs, Cédric Klapisch et Guillaume Rieu. Leurs films, respectivement In Transit et Tarim le brave contre les mille et un effets, sont bien sûr à l’ordre du jour, deux générations, deux styles, deux personnalités…
En 1930, Etienne-Jules Marey aurait eu cent ans. L’Académie des sciences projette un film qui retrace la vie de ce pionnier de la photographie et du cinéma. Passionné par le mouvement, Marey met au point la chronophotographie, un système qui lui permet de décomposer le mouvement en plusieurs images fixes. C’est une des bases du cinéma. Le savant teste son invention avec des artistes et des sportifs. Marey se révèle avoir créé de nombreuses autres inventions, comme le cinéma en couleurs, mais sa plus grande découverte est celle de l’amour.
Stéphane, un jeune policier tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, sont deux « bacqueux » aux méthodes expéditives. Le nouveau-venu est renommé Pento et découvre les tensions entre les différents groupes du quartier. Lors d’une interpellation, les policiers sont débordés et dérapent, mais un drone les a filmé.
Sur l'île d'Yeu, Sasha passe ses vacances d'été avec sa fille de dix mois, Sioffra. Son mari est resté à Paris pour travailler. Un jour, une voyageuse étrange et peu loquace, Tatiana, lui demande la permission de planter sa tente sur le terrain attenant à la maison. D'abord réticente, Sasha accepte finalement. Les deux femmes dînent ensemble, font connaissance, et Tatiana propose à Sasha de garder son enfant. Tatiana disparaît souvent au supermarché voisin. En son absence, Sasha fouille ses affaires et trouve un cahier entièrement rempli du même prénom...
Jean et Farid sont amoureux. Le premier travaille dans un commissariat, le second est un apprenti électricien d’origine algérienne. Farid propose à Jean de l’accompagner en Algérie mais se retrouve finalement au commissariat, où il a été emmené après une virée à moto avec des amis. Pendant ce temps, la famille de Farid, qui ignore son arrestation, s’inquiète de ne pas le voir rentrer.
Aujourd’hui, Juliette fête son anniversaire. La jeune femme est déprimée et mal à l’aise dans sa famille. Le soir, des amis viennent dîner et Juliette doit supporter la banalité ennuyeuse de leur conversation. Juliette est trop triste pour se préoccuper de cette inquiétante femme de ménage qui imite ses gestes et convoite ses vêtements.
Antoine, un jeune réalisateur de documentaire, prépare un film sur Stella, une femme entre deux âges abîmée part la vie. Stella ne se laisse pas facilement apprivoiser et Antoine a bien du mal à prendre en compte cette réalité.
Ce deuxième court métrage de Mathieu Kassovitz est l’adaptation d’une courte bande dessinée de Moebius datant de 1974. De la planche à dessin à l’écran, le ton caustique vise à condamner le racisme ordinaire d’une bande d’idiots auxquels Yvan Attal et Jean-Pierre Daroussin, notamment, prêtent leurs traits. Si le ton est d’abord à la farce, le réalisateur ridiculisant volontiers les bras cassés organisant cette sinistre « ratonnade », le réel revient in fine de plein fouet et les rires s’étranglent, préfigurant de façon manifeste la veine engagée et sociale du futur réalisateur de La haine.
Un soir de printemps, Laurent se rend à la foire du Trône. Il cherche à oublier son quotidien, à échapper à l’emprise de Serge, son éducateur, et au souvenir tragique de la mort de son ami Djamel, tué par un vigile. Dans le grand huit, Laurent est assis à côté de Sylvia. Elle vient de quitter son petit ami et, lorsqu’ils descendent du manège, elle drague Laurent. 
Entre 1987 et 1991, Alain Cavalier réalise pour la télévision 24 portraits de femmes. Des femmes au travail, saisis le plus souvent dans des métiers artisanaux, voués à disparaître parfois et où le geste précis, professionnel et expérimenté est ce qui fascine le cinéaste. Le geste, justement, est ici fondamental, puisque c’est celui sur lequel repose l’étonnement redoublé des spectateurs, petits ou grands, face aux tours de magie. Gestes de l’illusionniste, vieille femme infiniment touchante poursuivant, dans la gaieté, dans la candeur et dans ses habits trop grands, le travail de son magicien de mari disparu…
Maurice et Lucien vivent tous les deux dans la même rue. Chaque jour depuis la mort de sa femme, Lucien vient manger chez Maurice, midi et soir. Chaque jour, le menu de leur repas est identique. Aujourd’hui, les deux hommes vont enfin se dire leurs quatre vérités.
Ce film court est une parenthèse, un retour à la forme courte alors que la carrière de cinéaste de Patrice Leconte est bien installée. Une envie toute simple en est à l’origine : celle de filmer Jacques Villeret, immense vedette alors, en plan séquence. Tandis que se déroule l’exécution du Boléro de Ravel par l’orchestre, son visage s’anime d’infimes variations traduisant la fatigue, les préoccupations, la lassitude, l’irritation. Quand le vivant, traqué par la caméra, fait doucement dérailler la mécanique d’un monument musical si bien ordonné…
Blanche, maniaque du ménage, brique son appartement lorsque son amie Colette sonne à la porte. Colette est en pleine déprime : elle sort d’une insomnie et est persuadée que sa vie est en train de s’écrouler. Perdue dans ses pensées, Colette ne fait pas attention à l’intérieur de Blanche et salit tout ce que son amie vient de nettoyer.
Billy Brakko apprend dans le journal qu'il est mort. Surpris, il se remémore son existence.Billy est en fuite depuis plusieurs années, après être tombé amoureux d'une d'espionne soviétique.En attendant la date de son incinération, Billy se promène dans Paris, lit des bandes dessinées et va au cinéma.
Karim a trente-sept ans, sept mois, cinq jours, sept heures et douze secondes. Il est très exactement à la moitié de son existence. Alors qu’il prend un café avec un ami, le monde entier se fige autour de Karim. Un mystérieux individu lui explique que tout restera immobile pendant quinze minutes, le temps qu’il fasse un choix : veut-il continuer à vivre sa vie telle qu’elle est, ou bien tout recommencer à zéro et changer son destin ?
Et si Walking on the Wild Side était le meilleur film, courts et longs confondus, du duo Abel & Gordon ? Avec une science effarante du tempo, du cadre et du découpage, le film est un précipité de burlesque, une leçon de mise en scène et d’efficacité que les réalisateurs, délayant parfois un peu trop les situations les plus cocasses, peineront à retrouver dans la durée du long métrage. Ici, le moindre plan, le moindre raccord débouchent sur un nouveau gag, une nouvelle idée visuelle aussi désopilante que poétique. Un film incontournable pour qui se piquerait de renouveler le genre burlesque.
Un homme d’une soixantaine d’années vit seul dans un petit appartement en haut d’un immeuble, au milieu d’un grand ensemble. Chaque jour, sa voisine lui apporte son bébé à garder. L’homme massif fait preuve d’une étonnante douceur lorsqu’il s’agit de prendre soin de l’enfant. Chaque soir, après avoir rendu l’enfant à sa mère.
En 1930, Etienne-Jules Marey aurait eu cent ans. L’Académie des sciences projette un film qui retrace la vie de ce pionnier de la photographie et du cinéma. Passionné par le mouvement, Marey met au point la chronophotographie, un système qui lui permet de décomposer le mouvement en plusieurs images fixes. C’est une des bases du cinéma. Le savant teste son invention avec des artistes et des sportifs. Marey se révèle avoir créé de nombreuses autres inventions, comme le cinéma en couleurs, mais sa plus grande découverte est celle de l’amour.
Stéphane, un jeune policier tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, sont deux « bacqueux » aux méthodes expéditives. Le nouveau-venu est renommé Pento et découvre les tensions entre les différents groupes du quartier. Lors d’une interpellation, les policiers sont débordés et dérapent, mais un drone les a filmé.
Sur l'île d'Yeu, Sasha passe ses vacances d'été avec sa fille de dix mois, Sioffra. Son mari est resté à Paris pour travailler. Un jour, une voyageuse étrange et peu loquace, Tatiana, lui demande la permission de planter sa tente sur le terrain attenant à la maison. D'abord réticente, Sasha accepte finalement. Les deux femmes dînent ensemble, font connaissance, et Tatiana propose à Sasha de garder son enfant. Tatiana disparaît souvent au supermarché voisin. En son absence, Sasha fouille ses affaires et trouve un cahier entièrement rempli du même prénom...
Jean et Farid sont amoureux. Le premier travaille dans un commissariat, le second est un apprenti électricien d’origine algérienne. Farid propose à Jean de l’accompagner en Algérie mais se retrouve finalement au commissariat, où il a été emmené après une virée à moto avec des amis. Pendant ce temps, la famille de Farid, qui ignore son arrestation, s’inquiète de ne pas le voir rentrer.
Aujourd’hui, Juliette fête son anniversaire. La jeune femme est déprimée et mal à l’aise dans sa famille. Le soir, des amis viennent dîner et Juliette doit supporter la banalité ennuyeuse de leur conversation. Juliette est trop triste pour se préoccuper de cette inquiétante femme de ménage qui imite ses gestes et convoite ses vêtements.
Antoine, un jeune réalisateur de documentaire, prépare un film sur Stella, une femme entre deux âges abîmée part la vie. Stella ne se laisse pas facilement apprivoiser et Antoine a bien du mal à prendre en compte cette réalité.
Ce deuxième court métrage de Mathieu Kassovitz est l’adaptation d’une courte bande dessinée de Moebius datant de 1974. De la planche à dessin à l’écran, le ton caustique vise à condamner le racisme ordinaire d’une bande d’idiots auxquels Yvan Attal et Jean-Pierre Daroussin, notamment, prêtent leurs traits. Si le ton est d’abord à la farce, le réalisateur ridiculisant volontiers les bras cassés organisant cette sinistre « ratonnade », le réel revient in fine de plein fouet et les rires s’étranglent, préfigurant de façon manifeste la veine engagée et sociale du futur réalisateur de La haine.
Un soir de printemps, Laurent se rend à la foire du Trône. Il cherche à oublier son quotidien, à échapper à l’emprise de Serge, son éducateur, et au souvenir tragique de la mort de son ami Djamel, tué par un vigile. Dans le grand huit, Laurent est assis à côté de Sylvia. Elle vient de quitter son petit ami et, lorsqu’ils descendent du manège, elle drague Laurent. 
Entre 1987 et 1991, Alain Cavalier réalise pour la télévision 24 portraits de femmes. Des femmes au travail, saisis le plus souvent dans des métiers artisanaux, voués à disparaître parfois et où le geste précis, professionnel et expérimenté est ce qui fascine le cinéaste. Le geste, justement, est ici fondamental, puisque c’est celui sur lequel repose l’étonnement redoublé des spectateurs, petits ou grands, face aux tours de magie. Gestes de l’illusionniste, vieille femme infiniment touchante poursuivant, dans la gaieté, dans la candeur et dans ses habits trop grands, le travail de son magicien de mari disparu…
Maurice et Lucien vivent tous les deux dans la même rue. Chaque jour depuis la mort de sa femme, Lucien vient manger chez Maurice, midi et soir. Chaque jour, le menu de leur repas est identique. Aujourd’hui, les deux hommes vont enfin se dire leurs quatre vérités.
Ce film court est une parenthèse, un retour à la forme courte alors que la carrière de cinéaste de Patrice Leconte est bien installée. Une envie toute simple en est à l’origine : celle de filmer Jacques Villeret, immense vedette alors, en plan séquence. Tandis que se déroule l’exécution du Boléro de Ravel par l’orchestre, son visage s’anime d’infimes variations traduisant la fatigue, les préoccupations, la lassitude, l’irritation. Quand le vivant, traqué par la caméra, fait doucement dérailler la mécanique d’un monument musical si bien ordonné…
Blanche, maniaque du ménage, brique son appartement lorsque son amie Colette sonne à la porte. Colette est en pleine déprime : elle sort d’une insomnie et est persuadée que sa vie est en train de s’écrouler. Perdue dans ses pensées, Colette ne fait pas attention à l’intérieur de Blanche et salit tout ce que son amie vient de nettoyer.
Billy Brakko apprend dans le journal qu'il est mort. Surpris, il se remémore son existence.Billy est en fuite depuis plusieurs années, après être tombé amoureux d'une d'espionne soviétique.En attendant la date de son incinération, Billy se promène dans Paris, lit des bandes dessinées et va au cinéma.
Karim a trente-sept ans, sept mois, cinq jours, sept heures et douze secondes. Il est très exactement à la moitié de son existence. Alors qu’il prend un café avec un ami, le monde entier se fige autour de Karim. Un mystérieux individu lui explique que tout restera immobile pendant quinze minutes, le temps qu’il fasse un choix : veut-il continuer à vivre sa vie telle qu’elle est, ou bien tout recommencer à zéro et changer son destin ?
Et si Walking on the Wild Side était le meilleur film, courts et longs confondus, du duo Abel & Gordon ? Avec une science effarante du tempo, du cadre et du découpage, le film est un précipité de burlesque, une leçon de mise en scène et d’efficacité que les réalisateurs, délayant parfois un peu trop les situations les plus cocasses, peineront à retrouver dans la durée du long métrage. Ici, le moindre plan, le moindre raccord débouchent sur un nouveau gag, une nouvelle idée visuelle aussi désopilante que poétique. Un film incontournable pour qui se piquerait de renouveler le genre burlesque.
Un homme d’une soixantaine d’années vit seul dans un petit appartement en haut d’un immeuble, au milieu d’un grand ensemble. Chaque jour, sa voisine lui apporte son bébé à garder. L’homme massif fait preuve d’une étonnante douceur lorsqu’il s’agit de prendre soin de l’enfant. Chaque soir, après avoir rendu l’enfant à sa mère.