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George Roy Hill
Jeff CoreyKatharine RossPaul NewmanRobert RedfordStrother MartinCloris LeachmanDonnelly RhodesGeorge FurthKenneth MarsTed Cassidy

BUTCH CASSIDY ET LE KID

106 mn

Note de SensCritique :

7.7 / 10
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Réalisateur : George Roy Hill.

Casting : Jeff Corey, Katharine Ross, Paul Newman, Robert Redford, Strother Martin, Cloris Leachman, Donnelly Rhodes, George Furth, Kenneth Mars. Ted Cassidy

Synopsis : Butch Cassidy et son complice Sundance Kid sont des pilleurs de banques et de trains aussi désinvoltes que couronnés de succès dans leurs entreprises criminelles. Au point que l'Union Pacific embauche des détectives de l'agence Pinkerton pour les mettre hors d'état de nuire. A l'issue d'une longue traque les deux amis décident d'embarquer pour la Bolivie afin de se faire un peu oublier. Mais parvenus en Amérique du Sud, ils décident de reprendre du service...

Scénario : William Goldman.
Musique : Burt Bacharach.
Pays : Etats-Unis
Tags : Guerre / Western, SensCritique - Best of films de traque, SensCritique - Best of films dans le désert, SensCritique - Best of Nouvel Hollywood, SensCritique - Best of buddy movies, SensCritique - Best of binômes du cinéma, SensCritique - Best of westerns, Bandits du passé, Cowboys, Braquage, Amérique du sud, Traque, PLUS D'ACTION, Aventure / Action.

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Comme Bullitt ou Easy rider, Butch Cassidy et le kid est incontestablement l’un des marqueurs d’un cinéma américain en pleine mutation en cette fin des années 60. Tant sur le plan esthétique que sur celui des idées. Mais il n’est pas interdit d’oublier ce qu’il représente pour se laisser porter par sa petite musique. Car le film possède par lui-même un charme fou, célébré par quatre Oscar, dont ceux de la meilleure photographie, de la meilleure musique et du scénario. Cerise sur le gâteau, la chanson du film, Raindrops keep fallin’ on my head est restée pendant des décennies sur toutes les lèvres…

Mais l’atout premier de ce film qui en possède tant reste d’avoir inventé l’un des tandems les plus envoûtants de l’Histoire du cinéma : Paul Newman et Robert Redford. Les deux comédiens n’ont pas seulement en commun une carrière d’une richesse rare, même si en 1969 celle de Redford n’est évidemment pas encore aux dimensions de celle de Newman, ils incarnent peu ou prou une même image de l’Amérique, une Amérique des grands espaces, une Amérique libérale aussi, ce qui en bon français se traduit le plus souvent par progressiste. Butch Cassidy est un peu comme le lieu d’une transmission et cela se ressent. Les deux complices du film deviendront d’ailleurs amis, avant de tourner quatre ans plus tard, toujours sous la direction de George Roy Hill, un polar décontracté et malin, L’Arnaque.

George Roy Hill, justement parlons-en. Parce que les cinéphiles l’ont un peu oublié et c’est injuste. Outre les deux films que nous venons de citer, il a signé au moins deux autres films de très belle facture, deux adaptations de romans ambitieux, Abattoir 5, qui opère à travers une histoire de voyages temporels un douloureux retour sur les années de guerre, et Le Monde selon Garp, fable baroque sur les envoutantes années 60, qui a révélé Robin Williams.

Ce n’est pas évident quand on voit le film, mais les personnages de Butch Cassidy et du Sundance kid ont réellement existé. Robert LeRoy Parker et Harry Alonzo Longabaugh, de leurs vrais noms, ont fait partie de ces bandits de grands chemins, braqueurs de banques, pilleurs de trains qui restent aux cotés de Billy the kid ou de Jesse James au cœur de la légende de l’Ouest. Une légende que les années qui passent ont sans doute enjolivée. Ces desperados à la gâchette facile n’étaient pas tous des Robin des bois, prêts à intervenir pour défendre la veuve et l’opprimé. Mais la légende a d’autant mieux prospéré que le mystère reste entier concernant la mort des deux bandits. Si le film nous les montre terrassés par l’armée bolivienne en 1908, les historiens ne sont pas aussi définitifs sur ce qui est advenu des deux compagnons après qu’ils se sont réfugiés en Amérique latine pour fuir les hommes de l’agence Pinkerton, à leurs trousses. Certains pensent qu’ils sont morts bien plus tard, aux Etats-Unis et de leur belle mort.

Mais comme l’a si bien dit John Ford dans L’Homme qui tua Liberty Valance, la légende mérite d’être imprimée quand elle est supérieure à la vérité. Le film de George Roy Hill est évidemment romantique et idéaliste, il est au western ce que Bonnie and Clyde, qui date de la même année, est au film de gangsters. Exalté par le très beau scénario de William Goldman, le film s’inscrit volontairement dans une mythologie hollywoodienne repeinte au goût du jour. En insistant sur la désinvolture des personnages, le film semble les présenter comme des anars épris de liberté plutôt que comme des braqueurs qui ne pensent qu’à leur butin. N’oublions pas que nous sommes en 1969, l’année de Woodstock et des grandes manifs contre la guerre du Vietnam, et que le cinéma regarde le monde à travers ce filtre-là… A noter que Sam Peckinpah, qui avec La Horde sauvage, va la même année s’employer à raconter une histoire parallèle, le fera avec une noirceur et un cynisme en rupture totale avec l’air du temps…

Pourtant le fossé entre les deux films n’est pas si profond. Le charme de celui de George Roy Hill n’est pas nécessairement l’inverse de la violence que Peckinpah semble se complaire à étaler. En réalité les deux films ont pleinement conscience de naître dans une période qui ne leur est pas propice, ce sont des westerns crépusculaires, qui prennent acte tant de la fin de l’esprit porté par les pionniers que celle du western comme genre majeur du cinéma américain. Les films qui suivront le feront en pleine conscience d’être porteurs d’un message antiraciste et pacifiste, comme Little Big Man ou de subvertir le genre comme John McCabe ou Jeremiah Johnson, tous ces films restant par ailleurs admirables.

Rest In Paz

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