Histoires extraordinaires

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Pour Peter O'Toole qui faillit y jouer Tobby Damit pour Fellini: ce fut Terence Stamp!
Aventure / Action - 1968 - France | Italie - 110 MIN - Tous publics

Adaptation de trois nouvelles d’Edgar Allan Poe. 1) Metzengerstein : L’étrange relation de la débauchée comtesse Frederica et d’un cheval, réincarnation, semble-t-il, de Wilhelm son vertueux cousin. 2) William Wilson : Despotique, sadique et malhonnête, un officier autrichien se retrouve face à son double. 3) Il ne faut jamais parier sa tête avec le diable : Grandeur et décadence d’un acteur britannique venu à Rome tourner le premier western catholique.

6.3 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

Présenté hors compétition à Cannes en mai 68, quelques heures avant que le Festival ne soit interrompu pour cause d’événements restés célèbres, Histoires extraordinaires est un film à sketches franco-italien, l’adaptation de trois nouvelles de l’Américain Edgar Allan Poe.

Comme ces trois nouvelles, les trois cinéastes engagés pour en signer les adaptations – Roger Vadim, Louis Malle et Federico Fellini – n’avaient que peu de rapports entre eux. Résumant l’avis de tous, Jean A. Gili, grand spécialiste du cinéma italien, évoquera même un « disparate amalgame ».

Entre la Curée et Barbarella, Vadim (40 ans) filma donc sa femme, Jane Fonda, en comtesse moyenâgeuse et dépravée aimant à chevaucher (notamment) la lande bretonne ; Louis Malle (36 ans), après le Voleur et avant un long séjour en Inde dirigea – pour l’unique fois de sa carrière – Alain Delon, dans un double rôle, et retrouva Brigitte Bardot, après Vie privée et Viva Maria ! Enfin, entre Juliette des esprits et Satyricon, Fellini (48 ans) mêla ses obsessions à celles de l’écrivain, mettant en scène Terence Stamp en acteur halluciné, obsédé par le diable, venu à Rome tourner le premier western catholique et participer à une très fellinienne remise de transalpines récompenses. De l’avis général, le meilleur des trois sketche,s qui pourtant ne semble rien devoir à Edgar Allan Poe.

Contexte

Jean Faurez s’inspire également d’Edgar Allan Poe dans cet autre film à sketches où il dirige Fernand Ledoux, Jules Berry, Jacques Dufilho...

Roger Vadim

Adaptation de quatre contes fantastiques de l’Irlandais Lafcadio Hearn (alias Yakumo Koizumi), par le Japonais Masaki Kobayashi.

LES FÉLINS (1964)

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