Bande Annonce de JE SUIS NE D'UNE CIGOGNEDécouvrez la bande Annonce de JE SUIS NE D'UNE CIGOGNE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1991/fond/1991_w_500.jpg
Tony Gatlif
Ouassini EmbarekRomain DurisRona HartnerChristine PignetDaniel LalouxMarc NouyrigatMuse DalbrayNoël SimsoloSuzanne FlonAbel JaffriAlain MartignyHervé PauchonJacqueline JabbourJosiane FritzMaamar BerrahMax MorelMichel FritzPaul HalatTony LibrizziYakoub Abdelatif

JE SUIS NE D'UNE CIGOGNE

75 mn

Note de SensCritique :

/ 10
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Réalisateur : Tony Gatlif.

Casting : Ouassini Embarek, Romain Duris, Rona Hartner, Christine Pignet, Daniel Laloux, Marc Nouyrigat, Muse Dalbray, Noël Simsolo, Suzanne Flon, Abel Jaffri, Alain Martigny, Hervé Pauchon, Jacqueline Jabbour, Josiane Fritz, Maamar Berrah, Max Morel, Michel Fritz, Paul Halat, Tony Librizzi. Yakoub Abdelatif

Synopsis : Otto tente de vendre un journal de SDF et rencontre chaque jour Louna, une apprentie coiffeuse révoltée et provocatrice. Pour avoir tenté de protéger des griffes d’un huissier la vieille dame qui la loge, elle est renvoyée. Otto et Louna volent une voiture et prennent la route, accompagnés de Ali qui fuit une famille beur humiliée et résignée. Ils sont bientôt rejoints par une cigogne blessée qui n’est autre qu’un algérien clandestin sans papier en route vers l’Allemagne.

Scénario : Tony Gatlif.
Musique : Tony Gatlif.
Pays : France
Tags : Comédie, Etrange !, Immigrants, Ils voient du pays, Au grand air, Politique / Histoire.

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Bien que primé à deux reprises à Cannes, avec Exils (Prix du Meilleur Réalisateur) et avec Latcho Drom (vainqueur du Prix Un Certain regard), Tony Gatlif est un cinéaste hors norme, car autodidacte et libre. C’est en puisant dans sa jeunesse que l’on trouve les clefs de son œuvre si personnelle.
Gatlif, sous son vrai nom Michel Dahmani, est issu d’une famille de gitans andalous (d’où Les Princes, Latcho Drom, Gadjo dilo, Vengo ou Swing). Mais, ce que l’on sait moins, c’est qu’il est né dans la banlieue d’Alger, et qu’il a longuement vécu de petits boulots dans les rues d’Alger, de Marseille, puis de Paris. Vous trouverez dans Je suis né d’une cigogne beaucoup d’éléments qui résonnent fortement avec ce parcours tourmenté.
On retrouve aussi, au gré des errances de ses personnages, des références au cinéma qu’il admire : celui de Godard, Groucho Marx, Ford, Cassavetes, Renoir ou Vigo. Et ce manifeste libre et libertaire ne cache pas son jeu, s’ouvrant dès la première scène par un activisme sociopolitique insolent et bon enfant. Allez, tous à la manif ! « Qui sème la misère, récolte la colère ! ».

Deux ans après Gadjo dilo, Tony Gatlif souhaitait donc prolonger l’aventure avec son duo d’interprètes. La fantasque Roumaine Rona Hartner se confond, du reste, de façon troublante avec son personnage, étant elle aussi issue d’une famille aux racines complexes (7 nationalités différentes y sont représentées !). Et, pour l’anecdote, sachez que Gatlif l’a réellement renvoyée du plateau en cours de tournage, la réintégrant finalement in extremis après quelques jours passés sans elle ! Sa disparition du film n’était donc pas feinte. La collaboration du réalisateur avec Romain Duris est plus apaisée puisqu’ils tourneront encore ensemble cinq ans plus tard Exils (en 2004). Avant ses succès avec les Jacquot, Honoré, Audiard ou Chéreau, Duris a en effet été porté par ses cinéastes fétiches Klapisch, Dahan et Gatlif. Pour le tournage de Je suis né d’une cigogne, Gatlif était le premier à lui faire quitter ses tenues de jeune rebelle insouciant pour le vêtir d’un élégant costume, des années avant Arsène Lupin ou L’Arnacœur !
« Film-tract » comme aime à le qualifier Gatlif, cette Cigogne s’ancre dans une mouvance politique proche des Situationnistes. Guy Debord, auteur du document fondateur de l’Internationale Situationniste, y est du reste directement cité, tout comme Gérard Lebovici, « parrain » de cinéma avéré de Gatlif, qui aida Debord à porter à l’écran sa Société du spectacle. On notera la façon très personnelle de Gatlif de prendre part au cyclique débat sur l’identité nationale : il oppose un perroquet qui répète stupidement des propos racistes à une cigogne, animal noble qui amène en France les enfants d’Afrique.
Du reste, l’imagination est constamment au rendez-vous, Gatlif osant faire apparaître et disparaître des objets ou des personnages... qui n’existent pas forcément. La fantaisie aussi, s’appuyant sur un montage syncopé et une déconstruction narrative où les ellipses, les raccourcis provocateurs ou les enchaînements éloquents, côtoient une voix-off parodique. Jusqu’au bout elles servent un engagement sincère et percutant qui, lourd symbole, s’achève sur un name-dropping d’artistes et penseurs échoués dans une décharge publique.

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