L'AMI DE LA FAMILLE

Parce que dès son 2e film, Sorrentino s'inspirait de Fellini
Drame - 2007 - Italie - 99 MIN - VM - Tous publics
Agé de 70 ans, Geremia souffre d'une profonde solitude. Mais cet usurier italien se montre aussi pingre que désagréable avec ses proches. Vivant reclus dans la maison délabrée de sa mère, il use de sa fortune pour influer le destin de sa famille. Un jour, il tombe amoureux de la fille d'un voisin...
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Les avis surSens Critique
Alex Masson
Alex Masson
CHRONIQUEUR

Geremia n'est pas qu'un tailleur. Il vit surtout de ses services d'usurier lui permettant de devenir aussi nécéssaire que craint par les nombreuses personnes à qui il prête de l'argent. Cette position de force va changer quand un de ses clients habituels à recours à ses services pour financer le mariage de sa fille, dont Geremia, vieillard repoussant, tombe fou amoureux...

Avec L'ami de la famille, Paolo Sorrentino prolonge les thèmes des Conséquences de l'amour, son film précédent. Les thèmes sont les mêmes : le désir, la frustration, la cupidité, mais cette fois-ci pour une comédie de moeurs renouant avec l'esprit sardonique du cinéma italien des années 70. Il nourrit une revisite incisive et provocante de La belle et la bête, qui évacue un parcours de séduction pour parler de corruption morale.

 
Pour autant, L'ami de la famille espère toujours ne pas virer au noir, par son atmosphère très solaire où le portrait d'une possible rédemption pour cet usurier. Dans un premier temps des plus grinçantes, cette fable sur les méfaits de l'amour de l'argent rend une surprenante monnaie de sa pièce en s'avérant être généreusement crève-coeur.

Réalisé par

6.4 / 10

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