Bande Annonce de L'HOMME DE LA RUEDécouvrez la bande Annonce de L'HOMME DE LA RUE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/370/fond/370_w_500.jpg
Francis Capra
Barbara StanwyckGarry CooperEdouard ArnoldWalter BrennanJames Gleason

L'HOMME DE LA RUE

113 mn

Note de SensCritique :

7.7 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Francis Capra.

Casting : Barbara Stanwyck, Garry Cooper, Edouard Arnold, Walter Brennan. James Gleason

Synopsis : Pour se venger d'avoir été licenciée, une journaliste amère, Ann Mitchell, rédige une fausse lettre signée John Doe, annonçant son suicide la veille de Noël parce que le monde le dégoûte. La lettre fait monter le tirage du journal et Ann est réintégrée. Mais l'affaire a pris de l'ampleur et elle doit trouver un « John Doe » pour donner vie au personnage qu'elle a créé.

Scénario : Richard Connell, Robert Presnell, Robert Riskin.
Musique : Dimitri Tiomkin.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Comédie, Hollywood sans Technicolor, Festival Lumière, Des films politiques, Des suicides, Esthétique noir&blanc.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film
En version originale, L'Homme de la rue porte un nom, John Doe. Mais c'est un patronyme anonyme. Puisque c'est celui que les anglo-saxons utilisent pour signifier Monsieur tout le monde. Ou Tartempion si l'on se permet quelque privauté à son égard. A l'intention des plus pointilleux, ajoutons que ce John Doe n'est pas une création de Frank Capra, puisque l'expression remonte pour quelques exégètes au XVIII ème siècle. Aujourd'hui certaines administrations l'utilisent encore pour désigner une personne non-identifiée, un blessé inconscient et n'ayant pas de papiers...

Et effectivement le héros de cette fable rooseveltienne est un John Doe, un anonyme qui représente des multitudes, un Américain moyen qui porte haut l'étendard du peuple, opposé une nouvelle fois, Capra est coutumier du fait, aux élites cyniques qui ne sacrifient qu'au Dieu Dollar. Même si en l'occurrence le comédien qui porte le rôle sur ses puissantes épaules est tout le contraire d'un inconnu, puisqu'il s'agit de Gary Cooper. Un Gary Cooper au sommet de sa gloire qui, à 40 ans, peut se targuer d'avoir son nom au générique de plus de soixante dix films, parmi lesquels L'Adieu aux armes, Peter Ibbetson, Les Trois Lanciers du Bengale, Beau Geste, etc. Sans oublier l'un des plus beaux films de Capra, L'Extravagant Mr. Deeds. Avant d'incarner quelques mois plus tard le rôle-titre de Sergent York, un personnage exemplaire s'il en est au moment où l'Amérique rompt avec son splendide isolement et prend part à la guerre. Nul mieux que lui ne pouvait incarner cette Amérique à la fois fragile et forte, bardée d'un idéal que le cinéma de Capra illustre à la perfection...
Ainsi s'achève L'Homme de la rue… Les politiciens véreux, les élites corrompues ont été une nouvelle fois confondues. Et notre héros malgré lui, dépositaire par hasard des aspirations de tout un peuple a relevé la tête, renonçant in fine à toute tentation suicidaire. Mais Capra n'en a pas fini pour autant avec cette pulsion autodestructrice, puisque cinq ans plus tard, dans La Vie est belle, James Stewart aura à son tour des velléités d'en finir avec une vie par trop injuste. Avant d'être sauvé in extremis par des anges prêts à lui accorder une seconde chance.

A observer de plus près les valeurs que porte John Doe, il n'est pas interdit de parler de populisme, d'autant que son credo ne repose finalement que sur quelques généralités humanistes. Mais en ces temps de crise économique qui n'en finit pas de finir, à l'heure où l'Amérique s'apprête à entrer en guerre, certaines généralités restent pourtant bonnes à dire, et le courage, la volonté sont des valeurs qu'il n'est pas inutile d'exalter.

Sept ans plus tard, Capra montrera dans L'Enjeu qu'il n'est pas dupe et que le populisme peut être un poison, surtout quand il est incarné par un comédien aussi consensuel que Spencer Tracy. Est-ce à dire que le cinéma de Capra se préoccupe en premier lieu de la place de l'homme dans la société ? Ce n'est point stupide de l'avancer, tant l'obsession de cet immigré de la première génération (il a six ans quand il quitte son Italie natale pour les Etats-Unis) paraît évidente. Son empathie pour les plus faibles, les rêveurs se cristallise dès les années 20 sur le personnage d'Harry Langdon, quand il collabore aux premiers courts métrages de ce prince lunaire des grandes heures du burlesque. Sa passion pour la démocratie se fait de plus en plus vive jusqu'à l'apothéose de Monsieur Smith va au Sénat, où déjà l'idéalisme des sans grade suffit à renverser des montagnes.

Mais le cinéma de Capra ne saurait se réduire à cette approche, aussi riche soit elle. Car ce cinéaste est aussi l'un des grands de la comédie américaine, dont New York Miami (avec Clark Gable et la pétillante Claudette Colbert) et Arsenic et vieilles dentelles (avec le toujours impeccable Cary Grant) constituent deux des exemples les plus probants. Et il excelle dans les aventures exotiques comme Le Thé amer du général Yen ou encore Horizons perdus...

Tout à fait conscient de l'impact du cinéma comme de son propre talent, Capra est un des premiers à revendiquer que son nom précède le titre au générique de ses films et à réclamer d'être le seul maître à bord. Ce que comprendra assez bien le pourtant tyrannique Harry Cohn, le patron de la Columbia. Il est vrai que Capra n'était pas n'importe qui. En attestent ses trois Oscars du meilleur réalisateur glanés en l'espace de cinq ans, entre 1934 et 1938. Excusez du peu !

Meat John Doe

C'est dans un élan excessif et pour retrouver son poste que la journaliste Ann Mitchell invente le personnage de John Doe qu'elle fait passer pour réel dans une lettre de suicide dénonçant le malaise social régnant aux USA. Mais lorsque la population se sent émue par ce personnage, ...

Lire la suite
7
Docteur_Jivago

The true man show

L’Homme de la rue (Meet John Doe) a toujours fait l’objet d’une controverse, d’un malentendu – sur la manière et l’idéologie de son auteur, naïvement humaniste, humainement naïf, voire simpliste, et réactionnaire. Les critiques, d’autant plus brutales qu’elles ...

Lire la suite
8
pphf

Tout part d'une fausse lettre écrite par une journaliste fraîchement remerciée. De fil en aiguille la machination prend de l'ampleur et le mouvement John Doe se propage. L'Amérique se couvre rapidement de clubs dont certains êtres mal intentionnés aimeraient se servir pour ...

Lire la suite
9
raisin_ver
A voir également
Affiche du film BEN HUR (1925)

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LADY FOR A DAY

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film CASABLANCA

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film L INCONNU DU NORD-EXPRESS

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
 
En image
FilmoTV vous recommande
Affiche du film BASTILLE DAY

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film APPRENTICE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film IRREPROCHABLE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film SUICIDE SQUAD

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film GENIUS

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés