La sorcière sanglante

Bientôt disponible
Pour Barbara Steele, vedette d'un genre, d'un style, d'une époque et de ce film
Fantastique / Horreur - Italie - 95 MIN - interdit aux moins de 12 ans
A la fin du 16e siècle, Adèle, accusée de sorcellerie, périt sur le bucher pour le meurtre de Frantz  pendant que le comte Humboldt viole et tue la jolie Hélène. Quelques années plus tard, la fille d'Hélène épouse le véritable assassin de Frantz pendant qu'une peste s'abat sur la ville. Humbolt meurt en découvrant, terrifié, une jeune femme qui ressemble trait pour trait à Hélène. Tombant sous le charme de ce "fantôme", l'assassin de Frantz décide  de tuer son épouse. Il est alors victime de la vengeance d' Adèle, la sorcière.

Réalisé par

6.1 / 10
1MNavant
2MNaprès
Christophe Lemaire

Nous sommes en 1964.  Quatre ans auparavant, le génial Mario Bava a lancé l’âge d’or du cinéma d’épouvante italien avec son magnifique Masque du démon. Dans la foulée de ce succès, plusieurs réalisateurs embrayent sur le genre en signant des films fantastiques plus ou moins gothiques, plus ou moins fauchés et plus ou moins effrayants.  Parmi eux,  un certain Antonio Margheriti,  l’un des meilleurs stakhanovistes du cinéma de genre italien qui avait déjà prouvé à cette époque ses compétences en matière d’horreur et d’épouvante avec la Vierge de Nuremberg et la Danse macabre. Réputé pour tourner vite et bien, Margheriti - également connu sous le pseudonyme Anthony M Dawson -  réalise donc la Sorcière sanglante dont la traduction du titre original italien  - les Longs cheveux de la mort - synthétise bien l’univers poético/morbide proche de certaines nouvelles d’Edgar Poe.
Sur fond de sorcellerie et de malédiction, de vengeance et d’apparition fantomatique, d’épidémie de peste et de cadavre ressuscité, Margheriti  jongle avec les ingrédients du genre avec un maximum de classe.  Que ce soit par le biais de somptueux décors reproduisant l’Europe centrale du 16e siècle, un magnifique noir et blanc contrasté dû à son chef opérateur fétiche Riccardo Pallotini et, bien évidemment, via le jeu de la fascinante Barbara Steele dont l’étrange beauté limite androgyne est aussi érotisant que terrifiant.  

Contexte

Antonio Margheriti

FRISSONS

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