LA TRAQUE

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Policier / Suspense - 2011 - France - 85 MIN - Tous publics
Une nuit, plusieurs cerfs se jettent inexplicablement sur la clôture électrique d'une exploitation agricole. Apercevant de profondes traces de morsures sur les cadavres des bêtes, les propriétaires de l'exploitation comprennent qu'un prédateur sévit dans les bois alentour. Décidée à le chasser, la famille d'agriculteurs s'enfonce au cœur de la forêt voisine. Stupéfaits, ils constatent que la nature environnante se meurt, ravagée par un mal inconnu. Alors que le soleil décline, des hurlements retentissent autour d'eux. Les chasseurs sont devenus les proies...

Réalisé par

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Les avis sur Sens Critique
Alex Masson
Alex Masson
CHRONIQUEUR
En matière de cinéma de genre français, on aura tout eu ces dernières années. Sauf des films vraiment réussis. La Traque est de ceux-là. Antoine Blossier a l’intelligence de ne pas tant viser à singer les maîtres du cinéma fantastique américain que d’installer son film dans un terroir français.

Cette histoire de sanglier géant qui ravage l’exploitation agricole d’une famille de notables trouve plus ses racines dans les jeux de massacre qu’adorait le Chabrol des années 70 que dans un Razorback du pauvre. Le monstre, descendant français du prédateur à quatre pattes du film de Russell Mulcahy, n’étant qu’à moitié celui que l’on croit quand le corps étranger du film est plus que ce sanglier dévastateur, celui d’un prolo tentant de s’insérer dans une petite bourgeoisie qui ne veut pas de lui. Il n’est pas interdit non plus d’aller chercher du côté d’un Yves Boisset remixé par David Cronenberg, La Traque se hissant définitivement au-dessus du lot en racontant via un film d’horreur écolo, une propagation plus insidieuse, celle d’une consanguinité sociale. Blossier confirmant avec son premier film qu’au-delà de l’efficacité, les meilleures séries B sont celles qui ont quelque chose à raconter
Contexte

Le film de Serge Leroy a la même trame que La traque (une partie de chasse) ainsi qu'un commentaire social en arrière-plan.

Antoine Blossier

Le premier film de Russell Mulcahy a lui aussi pour "personnage" central, un sanglier géant, semant la panique lui dans l'outback australien

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