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Claude Lelouch
Arielle DombasleMaïwennMassimo RanieriMathilde SeignerMichel LeebFrancis PerrinLine RenaudMichèle BernierPierre SantiniToicky HolgadoPierre ArditiSara ForestierYannick Soulier

LE COURAGE D'AIMER

101 mn

Note de SensCritique :

/ 10
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Réalisateur : Claude Lelouch.

Casting : Arielle Dombasle, Maïwenn, Massimo Ranieri, Mathilde Seigner, Michel Leeb, Francis Perrin, Line Renaud, Michèle Bernier, Pierre Santini, Toicky Holgado, Pierre Arditi, Sara Forestier. Yannick Soulier

Synopsis : Shaa est une chanteuse qui a connu le succès grâce à son compagnon, Massimo. Mais après l’avoir quitté, elle perd son aura et sombre dans la dépression. Massimo de son côté est ému par Anne, serveuse dans le bar où il chante. Celle-ci a une relation forte avec sa jumelle Clémentine, qui de son côté est bonne chez un riche homme d’affaires parti de rien. Celui-ci paraît comblé en amour. Mais un beau jour la femme de sa vie le trompe…

Scénario : Claude Lelouch.
Musique : Francis Lai.
Pays : France
Tags : Drame, Gens du spectacle, Histoires à tiroirs, Villes européennes, Vraiment seuls contre tous, Comédie.

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Le Courage d’aimer date de 2005, soit 44 ans après le premier long métrage de Claude Lelouch, Le Propre de l’homme dont toutes les copies ont aujourd’hui disparu. Ou encore 39 ans après Un homme et une femme, qui propulsa Claude Lelouch parmi les grands du cinéma, en lui offrant à la fois une Palme d’or à Cannes et un Oscar à Hollywood. Autant dire une mise sur orbite. Depuis lors, Lelouch n’a eu de cesse de tourner, alignant plus de quarante films, un chiffre considérable et même sans égal si l’on considère que le cinéaste est son propre producteur. Il faut reconnaître que notre homme a peaufiné ses thèmes et sa mise en scène pour en arriver là. Ce qui ne veut pas dire nécessairement que Le Courage d’aimer soit son meilleur film. Mais c’est en tous cas une somme dans son genre pour ce qui est de rendre compte des comportements humains. Et notamment des rapports amoureux, entre les hommes et les femmes. Du désir qui naît et du désir qui meurt, des escroqueries sentimentales et du don de soi.

Le courage d’aimer est un film pluriel, un film puzzle, comme on peut le dire de certaines œuvres de Robert Altman, dans le sens où coexistent un certain nombre de personnages d’importance à peu près égale et dont les destins s’entortillent les uns aux autres. Une façon d’aller au plus près des personnages, d’explorer leurs failles, de mettre en lumière leur fragilité. Pour ce faire, le cinéaste à la caméra agile s’est notoirement calmé, Le Courage d’aimer étant  quasi bressonien quant à son filmage. 

Mais si le film parle d’amour, il traite en filigrane de la création artistique. On sent que Lelouch s’interroge sur les limites du succès et sur son côté aléatoire. A travers le personnage interprété par Massimo Ranieri, qui de chanteur des rues devient un artiste à succès, mais aussi à travers le personnage du cinéaste, qu’il incarne lui-même, Lelouch souligne sa propre fragilité à travers cet autoportrait en démiurge défaillant, usant de son pouvoir pour amener une fille fragile à interpréter son propre rôle, incapable par la suite de guérir les plaies qu’il a contribué à rouvrir. A l’exception de son premier film, Le Propre de l’homme, c’est la première fois que Lelouch se glisse dans la peau de l’un des personnages. Comme il s’agit d’un cinéaste, il est tentant de conclure à une sorte de strip-tease professionnel, autant qu’à un documentaire à peine fictionné sur sa façon de travailler, de concevoir le cinéma. C’est vrai, et les scènes où nous voyons Lelouch tourner le montrent réellement en train de tourner. Mais c’est aussi un mensonge : le cinéaste apparaît comme tendu, angoissé, comme s’il travaillait en permanence dans la douleur. Claude Lelouch n’est certes pas désinvolte face à un film en train de se faire, mais c’est quand même le plaisir qui le guide.

Le Courage d’aimer est un film à part dans la filmo de Claude Lelouch. Un film dont la naissance n’avait pas été programmée, du moins pas sous la forme que nous lui connaissons. En 2004, Claude Lelouch projette de réaliser une trilogie, qu’il nomme tout simplement Le genre humain. Il tourne en parallèle les deux premiers volets, Les Parisiens et Le bonheur c’est mieux que la vie, plus quelques scènes de la dernière partie, dont le titre devait être Le Chemin de l’orgueil. Les deux premiers volets avaient pour ambition de nous montrer quelques humains aux prises avec une certaine difficulté d’aimer, de vivre, tout en soufflant le chaud et le froid, autrement dit en instillant une part non négligeable de comédie, parfois dérisoire au cœur de notre désespoir. La troisième partie devait révéler que toute cette agitation humaine était observée par des extraterrestres qui en analysaient la grandeur et la vacuité. Mais la trilogie n’a jamais vu le jour et le troisième volet demeure à jamais à l’état d’ébauche. Même si quelques scènes demeurent, à jamais dans les boites, telle celle qui de façon intrigante présente Francis Huster sous les traits de Napoléon. Même si d’une manière détournée Lelouch s’est rattrapé en produisant le premier long métrage du romancier Bernard Verber, Nos amis les Terriens. Un film qui raconte comment une poignée d’êtres humains se retrouve kidnappée par des extraterrestres qui les observent tels des entomologistes de l’espace. Même si à bien y regarder l’ambition de la trilogie était en partie assouvie par un film antérieur de Lelouch, le très intrigant La Belle Histoire.

Mais comment vient s’insérer Le Courage d’aimer dans cette affaire ? C’est effectivement une drôle d’histoire que celle du film. La sortie des Parisiens se solde par un échec, que Lelouch ressent douloureusement. Mais plutôt que de se plaindre ou de pleurer sur son sort, il offre une séance gratuite à tous ceux qui le veulent. Quitte à sombrer, autant le faire avec panache. Mais il est désormais impossible de sortir le second volet d’un film que les spectateurs ont boudé. Il va alors puiser dans Le bonheur c’est mieux que la vie des scènes qu’il intègre aux Parisiens pour aboutir à un film, Le Courage d’aimer, d’abord destiné à l’exportation avant de sortir dans les salles françaises. Ce qui fait que Le Courage d’aimer n’est ni totalement nouveau ni réellement une redite des Parisiens. Pour aller vite disons que 50% des scènes appartiennent au film précédent et que l’autre moitié est inédite. Au final, le matériau est similaire, l’histoire est comparable, mais les perspectives apparaissent différentes. Peut-être la tonalité générale est-elle plus légère que celle des Parisiens. De toute évidence une question de proportions. Out certaines scènes pas toujours utiles, qui ne ressemblent pas au cinéma de Lelouch, comme celle de la boite à partouze. Et si certains personnages perdent de leur superbe dans cette opération, d’autres gagnent en épaisseur, à commencer par le couple constitué par Arielle Dombasle et Michel Leeb, qui trouve au passage un rôle tout en finesse, à l’opposé de ses grimaces habituelles. Plus que jamais, tragique et comique coexistent, se livrant un incessant combat dont le vrai vainqueur est le spectacle cinématographique. Mais faut-il prendre le film au pied de la lettre ? Sans doute pas, surtout quand on sait quelles étaient les intentions premières du cinéaste, obligé d’en passer par le regard des extraterrestres. Une nouvelle fois Lelouch se plait à brouiller les pistes et multiplier les niveaux de narration. Comment expliquer que tous les personnages se retrouvent pour le mariage final, y compris ceux qui sont passés entre temps de vie à trépas ?

Le Courage d’aimer vaut également par le couple inédit mais ô combien attachant que le cinéaste met en avant : Massimo Ranieri, qui nous régale comme comédien autant que comme chanteur. Faut dire que les mélodies concoctées par Francis Lai entrent plus facilement dans la tête de celui qui les entend qu’elles n’en sortent. Le musicien est décidément un immense mélodiste… Aux côtés de Massimo, nous découvrons Maïwenn dans son premier grand rôle. Même si nous nous souvenons l’avoir vue enfant dans L’Année prochaine, si tout va bien, de Jean-Loup Hubert ou L’Eté meurtrier, de Jean Becker, même si son union avec Luc Besson lui avait permis d’apparaître dans plusieurs de ses films, c’est véritablement chez Lelouch qu’elle explose. Nul doute qu’elle saura par ailleurs retenir les leçons du tournage quand elle passera à son tour derrière la caméra. Signant trois longs métrages aussi différents que réussis : Pardonnez-moi, exercice d’une impudeur extrême qui revient sur ses traumatismes d’enfance, liés à sa relation avec son père ; Le Bal des actrices, brillant exercice de style qui sous ses airs de faux reportage en dit long sur la fragilité des comédiennes qui nous font pourtant rêver ; et enfin Polisse, primé à Cannes en 2011, qui nous plonge dans la quotidien d’une brigade de protection des mineurs, explorant un monde où chacun laisse des plumes.

le contexte
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