LE CRI DU DÉSIR

1976
81 mn
Ce film n’est plus disponible

1976
81 mn
Parce que le film remet en lumière le charisme de Michèle Pereillo
Raoul est invalide. Il a épousé il y a un an Françoise, son infirmière, plus jeune que lui. Il se morfond dans la grande bâtisse de cet industriel, repousse sa tendresse et le feu couve sous sa peau. Arrive Christian, la vingtaine, fils de Raoul, issu d'un premier mariage. Le piège incestueux est posé. La femme mûre initie le jeune homme et revit à cette folle passion. Fernand...
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Adulte
France
- 18 ans

1 min avant
2 min après
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En 1976, Alain Nauroy vient juste de travailler comme assistant sur Hurlements de plaisir, un porno de Serge Korber. Mais le titre du film qu’il réalise ensuite est plus beau, presque inquiétant, comme un appel désespéré : Le Cri du désir a failli s’intituler Délires charnels, ou encore Amours singulières, qui correspondent moins à la nécessité tragique du scénario.

Dans le décor quasi unique d’une grande maison de campagne, le drame rôde déjà autour des protagonistes : un mari industriel en fauteuil roulant et son infirmière qu’il a épousée. Est-il devenu impuissant ? Rien n’est précisé. Elle repousse ses tentatives et s’enferme dans l’image de la bourgeoise esseulée. Le majordome, à force de regards lourds, est une menace pour elle. Tout chavire dans cette atmosphère de frustration, lorsque surgit le fils du mari, né d’un premier mariage. Il est jeune, fougueux, se sent aussitôt attirée par elle. L’initiation incestueuse peut commencer, malgré la jalousie du majordome, malgré les doutes du mari, malgré les conventions. Les cris de désir des amants vont tout ébranler jusqu’à un dénouement surprenant.

Sur le plan érotique, le film souffre de ses hésitations. Pourtant tourné en pleine ascension de la loi X, il reste très mesuré, presque soft s’il n’y avait pas quelques inserts hard venant à la rescousse pour doubler le jeune comédien. En revanche, Michèle Peirello est éblouissante dans son audace. Tout le film repose sur la justesse de son jeu et son abandon dans les scènes érotiques. Elle avait 34 ans. Le cinéma porno ne craignait pas alors de construire tout un récit sur une comédienne de cette maturité. Désirée par tous les protagonistes, elle inspire aussi la caméra de Claude Bécognée.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver CORPS BRÛLANTS (Egalement avec Michèle Péreillo, qui joue un personnage similaire: une femme mûre éveillant un jeune garçon à l'amour, dans le contexte des vacances, dans une station balnéaire déserte.) ou encore CE MERVEILLEUX AUTOMNE (De Mauro Bolognini (1969). Autre film sur une relation incestueuse entre un jeune adolescent et sa tante.).

Autour du film