LES ÉTALONS AIGUILLENT

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Adulte - Espagne - 102 MIN - interdit aux moins de 18 ans
Une voix off nous révèle que Bulls, surnommé le Diable, est un mafioso cynique, voyeur et fou, probablement l'éminence grise de l'Etat le plus puissant du monde. Cela expliquerait, paraît-il, bien des turpitudes actuelles. Providentielle voix off puisque aucune scène ne vient nous éclairer sur le contenu du film, suite ininterrompue de pornographie très hard dans lequelle apparaît parfois un commissaire corrompu. Au menu: un gang bang avec des hommes masqués, dirigé par le Révérend, observé par un docteur nain; un trio près d'un camion citerne projetant des flocons de neige carbonique; le Révérend et des mafioso abusant d'une mère et de sa fille, devant le mari ficelé; une étreinte sur canapé avec Bulls; une course poursuite musclée avec tirs aux révolvers; une fille culbutée dans la remise d'une boîte de nuit; en face à face, le commissaire abusant de la femme de Bulls e Bulls abusant de son inspectrice; une soubrette noire provocant la jouissance d'une homme ventripotent portant un casque de scaphandrier. Une explosion finale, très brève.

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Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Avec La Disparition, Georges Perec avait réussi le tour de force inouï d’écrire un roman sans utiliser une seule fois la lettre « e ». Je ne sais pas vraiment si c’est du même ordre d’exploit, mais avec Les étalons aiguillent, l’Espagnol Narcis Bosch est parvenu a filmer 1 heure 42 de pornographie ultra hard sans un seul cunnilingus, ne serait-ce que furtif.

Vous voilà donc prévenus ! Amateurs de minettes, passez votre chemin. Quant aux autres, bienvenu dans une pornographie outrancière dénuée de délicatesse. A son cahier des charges, vous ne trouverez que fellations, pénétrations, sodomies et éjaculations faciales. Une grammaire pornographique qui abuse du gros plan, toujours montée dans cet ordre immuable et qui fait appel à quelques-uns des hardeurs européens les mieux membrés. Leur frénésie n’a d’égale que celle du cameraman qui magnifie leur virilité dans une débauche de grands angles. La lumière fait rougeoyer leurs exploits. A cette mâle domination s’allient des madones complaisantes. Souvent filmées en plongées, elles lèvent des yeux pleins de reconnaissance.

Narcis Bosch pousse ici le machisme latin à son paroxysme. Son absence de complexe en vient même à pulvériser le scénario, lui préférant une succession effrénée de tableaux au bord de la folie. Autorisé tardivement en 1984 mais étranglé par des mesures fiscales, le porno espagnol fut longtemps agonisant, maintenu par quelques cinéastes comme Jess Franco et Ismael Gonzalez. Au milieu des années 90, avec José Maria Ponce, Narcis Bosch a contribué à l’émergence d’une production nationale de première importance.

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Contexte

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Narcis Bosch

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