MOBILE HOME

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Parce que le film, le premier du réalisateur, prolonge ce qu'il avait entrepris dans un format court
Comédie - 2012 - France|Luxembourg - 95 MIN - VF - Tous publics
Simon le citadin a tout quitté pour retrouver son village natal où vivent ses grands-parents à la retraite. Il y retrouve son copain d'enfance, Julien, qui vit chez son père convalescent. Tous deux trentenaires, ils décident sur un coup de tête de réaliser un rêve d'adolescence en partant sur les routes à l'aventure. 
6 / 10
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Les avis surSens Critique
Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

A l’origine de Mobile Home, le premier long métrage de François Pirot originaire de Belgique, il y a comme bien souvent un court métrage précédent qui en constitue la préfiguration. C’est ainsi que Retraité écrit en 2005 racontait déjà la tentation de prendre sa retraite bien avant l’âge et même en étant encore jeune. « Une manière de fuir ses envies réelles », comme le dit François Pirot lui-même qui, sans renier la part autobiographique de tout scénario, met plutôt en avant l’écriture d’un fantasme que le cinéma permet de concrétiser et par conséquent de conjurer définitivement. Les deux héros masculins du film se posent précisément la question de la retraite quand, souhaitant partir sur les routes, ils n’y parviennent qu’imparfaitement.

Qu’il s’agisse d’un faux ou d’un vrai départ, le road movie repose également sur les lieux dans lesquels il se déroule. Ces derniers deviennent presque une composante à part entière du film, un élément clé qu’on fuit, qu’on traverse, qu’on admire. Bref, une sorte d’acteur muet mais essentiel dans le dispositif narratif. C’est si vrai que François Pirot se place lui sous l’ombre tutélaire d’un orfèvre en la matière : «  J’admire le travail qu’a fait Raymond Depardon sur la France profonde, en mettant en valeur des décors que personne ne regarde plus et qui pourtant, si on se donne la peine de vraiment les regarder, racontent des histoires. C’est une démarche passionnante que j’aimerai approfondir par la suite.»

Au regard du photographe,  François Pirot ajoute peut-être celui du sociologue quand il entend dépeindre les classes moyennes selon lui rarement traitées, sauf peut-être dans une certaine littérature américaine. Il le fait à travers le personnage de Simon qu’incarne Arthur Dupont. Il admet en revanche que Julien, joué par Guillaume Gouix, évolue lui dans un milieu de pure fiction, sans référence précise, dans une totale liberté par conséquent.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver COMME DES FRÈRES (Hugo Gélin et François Pirot traitent tous deux des amitiés masculines et de leur évolution au fil du temps et des obstacles de la vie.) ou encore CARNETS DE VOYAGE (Certes, rien de commun entre le futur Che et les héros plus modestes de François Pirot. Mais, à l'origine, ils partagent ce même désir d'ailleurs qui les conduit à vouloir prendre la route.).

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